Camille s’installe près de Mamy, devant la tablette familiale. Aujourd’hui, c’est le dernier jour du challenge AZ, et la lettre Z leur pose un vrai casse-tête…
« Dis, Mamy, aujourd’hui,
c’est le dernier jour du challenge AZ 2025 !
- Oui, ma
chérie… Une lettre qui fait souvent grincer des dents aux
généablogueurs. Z comme… Zzzzz ? »
Mamy mime un
ronflement en riant.
- Je ne connais presque aucun mot qui
commence par Z. Et toi ?
- Attends, je vérifie ! »
Mamy tape rapidement sur sa tablette et ouvre Geneanet.
« Oh ! Regarde, Camille : il y a presque autant de noms de famille en Z qu’en A ! Mais tu as raison, les mots communs en Z, c’est une autre histoire… »
À la recherche d’un mot en Z
Camille bondit vers le bureau de ses
grands-parents et revient, un vieux dictionnaire à la main, aussi
épais que large.
« J’ai une idée ! Je cherche un mot
en Z ! »
Elle feuillette les pages avec enthousiasme.
-
Parfait ! Si c’est un métier, on pourra même chercher qui
l’exerçait avant !
- Zingueur ! Elle s’arrête net,
surprise.
- C’est quoi, ça ? »
Mamy ajuste ses lunettes et lit la
définition à haute voix :
« Zingueur : ouvrier spécialisé
dans les travaux de couverture en zinc.
- Un métier sans féminin
officiel, apparemment… Pourtant, aujourd’hui, il doit bien y
avoir des zingueuses ! Mamy cligne de l’œil.
- On n’en
sait pas assez. Et si on cherchait des infos sur ce métier avant de
trouver un ancêtre qui l’a fait ? »
Le mystère des toits parisiens
« Bonne idée ! On commence par Wikipédia ? » Camille hoche la tête, déjà les doigts sur la tablette.
Quelques minutes plus tard, les voilà incollables :
Les couvreurs-zingueurs posent des gouttières, rendent les toits étanches… Et surtout, ils ont recouvert Paris de zinc au XIXe siècle !
Grâce à eux, les immeubles haussmanniens brillent sous la pluie.
Leur savoir-faire est même classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2024.
« Waouh !
- Mais comment on
trouve un zingueur de l’époque ?
- Par les recensements ! »
Mamy ouvre le site des Archives de
Paris.
« Oh non…
Elle soupire.
- Les listes
nominatives ne commencent qu’en 1926. Trop tard pour Napoléon III
! »
L’IA à la rescousse !
« Et si on demandait de l’aide à l’intelligence artificielle ? » propose Camille, malicieuse.
Mamy ouvre l’assistant IA de Mistral et tape : « Je cherche un zingueur parisien du XIXe siècle. Peux-tu trouver un de ces professionnels dans les archives ? »
Bingo ! L’IA leur montre une gravure : « Vue des ateliers de M. Michelet, fabricant d’ornements en zinc ». Elles découvrent que les zingueurs travaillaient main dans la main avec les ornemanistes, des artisans qui décoraient les toits avec des motifs en zinc.
Vue des ateliers de M Michelet - Fabrique d'ornements en zinc, Musée Carnavalet Paris, n° G.35466
« Regarde, Camille !
- M. Michelet
avait deux adresses à Paris : au 312 quai de Jemmapes et au 37 rue
de Lyon. Et même une maison de campagne aux Mureaux !
- Il
s’appelait Henri-Félix, il venait de Rouen, et sa femme s’appelait
Eugénie Robino… »
Mamy s’emballe.
« Annuaire des notables commerçants de la ville de Paris », Paris, J. Techener, 1861.
« STOP, MAMY !
- Tu vas
finir par nous rendre zozos ! »
La généalogie, c’est comme une chasse au trésor !
« Tu as raison, ma puce.
Mamy
referme la tablette.
- Aujourd’hui, on a appris que :
Les mots en Z sont rares, mais pas les noms de famille !
Les zingueurs ont façonné Paris… Et leur métier est un trésor du patrimoine.
Même sans recensements, on peut trouver des pistes avec des gravures, des annuaires, ou l’IA. »
« Et surtout…
- … Qu’il
faut savoir s’arrêter avant de devenir zozo ! »
« Exactement ! Alors, prête pour le prochain challenge ? »
Laurence pour les J&G
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