lundi 12 septembre 2022

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 36

 Pauline fait elle aussi partie du club généalogie:

J’ai rejoint le Club généalogie pour en apprendre plus sur mes ancêtres, les endroits où ils vivaient, leurs métiers…

Grâce aux informations données par mes grands parents j’ai pu progresser rapidement et obtenir le brevet de jeune généalogiste.

Maintenant, c’est un peu plus difficile de trouver des informations mais cela ne me décourage pas !

En reconstituant mon arbre, j’ai fait une découverte assez étonnante (je trouve). J’ai découvert que mes arrière-grands-parents étaient petits cousins.

Ce sont ces découvertes qui rendent les recherches amusantes et c’est pour en découvrir encore plus que je vais continuer mes recherches.



mardi 30 août 2022

La pub, fan de famille!

    Régulièrement les spots de publicité diffusés à la télévision sont inspirés par la famille, voire même par la généalogie. Ils recèlent souvent de l'humour, toujours de la tendresse. 

Le dernier en date imagine le partage de gains entre les membres d'une même famille: 

Les précédents abordés dans nos articles: la tradition d'une danse de Noël, les influences qui forgent une personnalité, les déclinaisons de la famille ainsi qu'une hilarante définition de la psychogénéalogie.

   N'hésitez pas à cliquer afin de revoir ces quatre bons moments de publicité!

dimanche 14 août 2022

La photographie, indissociable de la généalogie

   La photographie est un sujet récurrent pour qui s'intéresse à la famille ou à la généalogie. 

   Certains de nos articles étaient inspirés par une photographie: une grand-mère encore petite fille, une mariée en noir, une classe de garçons d'école primaire ou encore un verso indiquant les coordonnées du photographe. D'autres indiquaient des ouvrages consacrés aux photos de famille prises par des photographes professionnels ou à travers la France à partir de 1848. Ou encore un album jeunesse interprétant des photos de famille, un roman épistolaire basée sur la découverte d'une photo et enfin un essai décryptant l'album de famille à la recherche de secrets.

   Replongez-vous dans ces articles (cachés sous les liens) et photographiez ceux que vous aimez... pour la postérité!

lundi 25 juillet 2022

L'ADN, révélateur de secrets

 

   Dani Shapiro fait un jour un test ADN et le résultat bouleverse sa vie et ses certitudes. De nombreuses questions surgissent à propos de son père, ses origines, sa religion, ses souvenirs... Il lui est difficile de trouver des réponses puisque ses parents sont décédés. Mais elle s'acharne et découvre qu'elle est née grâce à une insémination artificielle. Commence alors pour elle une quête désespérée, celle de son père biologique.

   Ce livre autobiographique est un témoignage passionnant sur un sujet rarement abordé, la dimension personnelle apporte de la sincérité.

   A lire pour se poser des questions sur les liens familiaux.

Héritage, de Dani Shapiro, éditions les Arènes, 2022


vendredi 8 juillet 2022

Les grands-parents à l'honneur

 


  Nombreux sont les témoignages évoquant l'importance des grands-parents dans la construction de l'enfant et de l'adulte. Ils prennent de nombreux aspects: nostalgie, souvenirs, tendresse, apprentissage, transmission, hommage ou regrets parfois.

   Au long des années ce blog a souvent relevé ces références à travers des albums de littérature jeunesse ou des BD. Retrouvez, derrière ces liens, toute la diversité de l'évocation des grands-parents:


  A découvrir bien calés sur les genoux de ses grands-parents, bien sûr!


dimanche 19 juin 2022

La mémoire tourmentée des grands-parents

   Voici deux ouvrages du même dessinateur Marc Lizano parus à 10 ans d'intervalle. 

 


 Tout d'abord L'enfant cachée fait parler une grand-mère. Elle raconte son enfance de petite fille juive pendant la deuxième guerre mondiale, la déportation de ses parents, sa fuite grâce à des voisins bienveillants, justes, et enfin son silence sur cette période pendant des décennies.





 


 Un grand-père tombé du ciel aborde le même thème différemment. Une petite fille fait la connaissance d'un grand-père taiseux dont elle ignorait l'existence. Ils vont mutuellement s'apprivoiser jusqu'aux confidences sur un passé douloureux d'une première famille déportée et exterminée.

   Les histoires sont émouvantes, teintées de gaieté et de délicatesse. Le graphisme reconnaissable de Marc Lizano rend ses personnages à grosse tête attachants. 



L'enfant cachée, de Marc Lizano, Loïc Dauvillier et Greg Salsedo, 2012, éditions du Lombard, réédition 2022

Un grand-père tombé du ciel, d'après le roman de Yaël Hassan, de Marc Lizano, éditions Jungle, 2022


jeudi 9 juin 2022

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 35

    Je m’appelle Jeanne, je suis en cinquième, et je fais partie du club généalogie depuis maintenant plus d’un an. Je travaille sur le site Généanet, pour m’avancer dans mes recherches et trouver plus d’informations. Je fais également des recherches sur le site des archives départementales, et j’essaie de chercher un maximum d’actes pour être sûre que tout soit vrai et archivé. Notre professeur M. Godmet, m’aide aussi énormément lorsque j’ai des doutes, des questions ou bien que je suis bloquée. Il nous met à disposition des informations qu’il a lui-même cherchées et trouvées pour nous. J’ai participé à un salon de la généalogie à Guebwiller (Haut-Rhin, Alsace) en octobre 2021, en aidant à tenir le stand du collège.

      Lorsque j’ai débuté la généalogie, je ne m’y connaissais pas beaucoup et n’y portais pas un grand intérêt. Mais c’est vite devenu un hobby, quelque chose que l’on aime faire, que l’on aime partager… Lorsque j’ai une belle trouvaille avec beaucoup d’informations, je me sens comme obligée de compléter mon arbre, et d’aller toujours plus loin. J’ai découvert des photos et des articles de journaux sur une partie de ma famille qui était gérante de l’entreprise de monuments funéraires KREIDER de 1892 à 1991 à Soultz. 

   Ayant des origines suisses et polonaises, il ne m’est pas toujours facile de trouver des informations, mais en approfondissant vraiment, (dates exactes, lieux…) je réussis (presque) toujours à trouver une information. Je pense continuer mes recherches à l’avenir car c’est maintenant devenu une passion, et peut-être trouverai-je un jour quelque chose d’exceptionnel !




mardi 31 mai 2022

Intégration en banlieue

    En deux ouvrages Kei Lam, née à Hong Kong, nous explique son enfance et son adolescence en France. En effet la famille a suivi les rêves artistiques du père jusqu'à Paris. 

 


 Dans son premier album, un roman graphique nommé Banana Girl (car jaune à l'extérieur et blanche à l'intérieur), elle raconte ses interrogations, ses découvertes et ses tiraillements face à l'appropriation d'une nouvelle culture tout en partageant sa culture d'origine avec ses parents.

  




 Le second album, sous forme de BD cette fois, nous plonge avec précision dans l'univers d'émigrés en attente d'un titre de séjour et d'une fille qui grandit et s'ouvre à la diversité grâce à l'installation en banlieue et à l'entrée au collège. Dans quelques planches Kei adulte interfère avec Kei adolescente. 

   Un trait simple et efficace, en noir et blanc (sauf quelques pages dans Banana Girl), de l'humour, du recul sur sa propre histoire et beaucoup de sincérité. 

   Ces deux ouvrages ont reçu plusieurs récompenses (prix Unicef pour le premier et prix de la BD du Musée de l'histoire de l'immigration pour le second, entre autres).

De Kei Lam aux éditions Steinkis: Banana Girl, 2017 et Les saveurs du béton, 2021

Cliquez ICI pour retrouver tout l'univers de Kei Lam sur son site personnel.

mercredi 4 mai 2022

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 34

 Florine Vansante partage son expérience au sein de son club généalogie:

   J'ai rejoint le club généalogie car mon professeur M. Godmet me l'a proposé et je suis venue, j'ai commencé, j'ai continué et je ne suis pas partie. J'ai même entraîné une amie qui, elle aussi, a commencé, continué et ne s'est pas arrêtée.

   Dans mes recherches, j'aime particulièrement trouver des ancêtres de plus en plus loin dans mon arbre généalogique, j'ai déjà retrouvé une personne ayant vécu en 1500.

   Ma famille, et plus particulièrement mes grands-parents, m'ont soutenue dans mes recherches en me montrant des photos et des documents très importants.

   Je rencontre des difficultés dans la branche du côté de mon père, car ils ont des origines belges et il faudrait écrire une lettre pour la mairie du village où ils ont vécu.

   Une des découvertes qui m'a surprise est que mon ancêtre du côté de ma mère est mort pendant la première guerre mondiale.

   Je me vois continuer la suite de mes recherches pendant encore un grand moment, car je ne pourrais pas arrêter d'un coup vu où j'en suis actuellement. Ce sont des recherches de plus en plus approfondies de jour en jour avec également beaucoup d'aide de mon professeur sans qui je ne serais pas à ce niveau-là aujourd'hui.

   J'espère en tout cas faire plein de belles découvertes en continuant la généalogie et remonter encore plus loin dans mon arbre.



dimanche 24 avril 2022

Famille traditionnelle recherche artiste

    L'humour et le trait de Florence Cestac ne se présentent plus. Elle peint dans cette BD sa propre histoire familiale. Elle ne cache rien de ses parents (un père autoritaire allergique à la tendresse, une mère aimante et fée du logis), de ses complexes, de sa rébellion d'artiste, de leurs relations jusqu'à leur décès. Le ton est léger, les couleurs éclatantes, les anecdotes vécues et digérées.

   Cet album est savoureux et permettra sûrement à certains de relativiser leurs traumatismes familiaux.

Un Papa, une Maman, une famille formidable (la mienne!), de Florence Cestac, aux éditions Dargaud, 2021

lundi 4 avril 2022

#Genea ou comment nous sommes tombés dans la généalogie tout petits ! Episode 33

 Témoignage de Lionel Godmet sur le club de généalogie qu'il anime.

A la rentrée scolaire 2019, j’ai proposé, une fois par semaine lors de la pause méridienne, d’animer un club généalogie au collège de Soultz (Haut-Rhin). Très vite une quinzaine d’élèves de tous niveaux sont partis à la recherche de leurs ancêtres.

   Depuis, chaque vendredi, les élèves s’installent en salle informatique, mettent à jour les informations collectées en famille les jours précédents et par le biais des sites d’archives ou de bases de données, cherchent à compléter leurs arbres généalogiques. Régulièrement, le groupe se retrouve dans ma salle de classe pour dresser un bilan sur l’avancée des recherches de chacun. C’est également l’occasion pour moi de donner aux élèves de nouvelles pistes de recherche : recensements, matricules militaires, ouvrages de sociétés d’histoire locale…



   Régulièrement les élèves reçoivent un mail, avec des conseils et des informations pour poursuivre leurs recherches personnelles. Ainsi chaque élève sait, en principe, comment il va poursuivre son travail lors de notre rencontre hebdomadaire.

   Enfin, grâce à l’application moodle, les élèves disposent sur internet d’une page dédiée au Club généalogie. Les élèves y trouvent les liens pour consulter les sites des Archives du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, une lettre type pour demander une copie d’acte en mairie, les conditions pour obtenir le Brevet de jeune généalogiste. Dans un dossier nominatif, je publie parfois des documents (articles de presse, extraits d’ouvrages) ainsi que des actes déchiffrés, traduits sur lesquels les élèves restaient bloqués. Cette application les aide aussi à poursuivre leurs recherches en dehors du temps scolaire.

   Nous bénéficions de la proximité du CRHF1 situé à Guebwiller, ville voisine de Soultz. Aussi les bénévoles de cette structure nous ont accueillis lors d’une demi-journée où, sous forme d’un quizz, les élèves ont pu découvrir la multitude de documents mise à la disposition des généalogistes. En juin dernier, ils ont bénéficié d’une formation animée par madame Doris Kasser-Freytag consacrée à la paléographie. Enfin les 16 et 17 octobre 2021, le CRHF a invité les élèves à exposer leurs travaux lors du salon « l’Arbre dans tous ses états » à Guebwiller.

   De nombreux élèves ont découvert qu’ils ont des liens familiaux entre eux. Certains tissent une relation fraternelle avec leur nouveau cousin, d’autres parfois accueillent l’information avec dépit… On ne choisit pas sa famille ! De mon côté avec un arrière-grand-père originaire de la zone de recrutement du collège, je cumule avec 3 élèves, le statut d’enseignant avec celui de cousin.

   Je constate que le club généalogie suscite aussi l’intérêt des parents qui soutiennent et encouragent leurs enfants dans leurs recherches. Lors des réunions parents/profs la conversation porte parfois autant sur l’avancée des recherches en généalogie de l’enfant que sur son bilan scolaire.

   Les échanges avec certains parents sont parfois particulièrement poignants, comme avec ce père de famille originaire de l’île de la Réunion qui s’interrogeait depuis de nombreuses années sur l’histoire de sa famille. Les archives en ligne nous ont permis de mettre la main sur l’acte d’affranchissement d’une aïeule. La copie de ce document qui mentionne pour la première fois le patronyme de l’ancienne esclave est désormais encadrée et accrochée au domicile de cette famille.

   Parmi les difficultés rencontrées, je note la tendance de nos élèves à recopier, sans les vérifier, les informations partagées sur certains sites. Ils veulent, rapidement remonter le plus loin possible, sans se plonger dans les archives numérisées. Sans cesse il faut les y encourager. Sans cesse il faut leur rappeler que toute information trouvée à un intérêt. Parfois ils oublient de s’intéresser à un aïeul, maire de son village, commerçant, tombé à Verdun…, qui mériterait des recherches plus approfondies.

   En Alsace, les généalogistes font face à une difficulté supplémentaire qui décourage parfois les élèves: la lecture des actes rédigés en allemand et en écriture Sütterlin. Pour pallier cette difficulté, c’est souvent moi qui m’y colle… et qui progresse en paléographie et en allemand !

   Enfin, avec des ancêtres d’origines étrangères, le silence de certains parents ou grands-parents brise parfois l’élan des élèves dans leur volonté de connaître leurs ascendants. Il convient de leur faire accepter cette situation et les inviter à réaliser d’autres recherches, sur une autre branche familiale, sur l’origine de leur patronyme, sur la généalogie d’une célébrité locale…

   Indéniablement cette activité permet aux élèves de mieux situer les événements de l’histoire contemporaine. Elle favorise le travail en autonomie, et aussi la coopération. Elle constitue également, pour reprendre une expression chère à l’Éducation Nationale, une expérience qui favorise le vivre ensemble.



   Au collège de Soultz, actuellement le club réunit une trentaine d’élèves auxquels s’est ajouté un enseignant d’histoire géographie qui, tout en débutant ses recherches généalogiques, accompagne les élèves. Intervenant dans un deuxième établissement, j’ai lancé en septembre dernier, au collège de Buhl, un club similaire. Il réunit une quinzaine d’élèves également très motivés.

   Bref, animer un club généalogie en collège, c’est pour moi l’occasion de partager une passion, c’est se lancer dans une aventure qui enrichit autant les élèves que l’enseignant.


1 Centre de Recherches et d’Histoire des Familles

mercredi 16 mars 2022

Comment re-composer une famille

   Ce livre suit le quotidien d'une nouvelle famille, celle formée récemment par Camille et Julien. Chacun a des enfants, des ex, des amis, des chats ou un chien ou des plantes, des goûts culinaires, des choix vestimentaires, des habitudes, des traditions, de la tendresse, de la patience, des semaines avec, des semaines sans... Bref une vie passée à conjuguer au présent pour espérer un avenir.

   Ce livre est bourré d'humour, d'anecdotes, de situations cocasses et de réflexion sur la famille et ses liens. Il est composé d'illustrations en noir et blanc accompagnées de courts textes. Il se lit aisément et rapidement et donne envie de se jeter dans l'aventure.

La famille puzzle, petites chroniques d'une famille recomposée, par Pascle Bougeault, aux éditions Rue de l'Echiquier, 2020

mardi 8 mars 2022

Nos grands-pères, ces héros

   Cette BD est incontournable. Elle raconte l'histoire des deux grands-pères espagnols de l'auteur. De leur poids sur sa propre vie, de la transmission à ses enfants de leur histoire familiale qui danse avec l'histoire des extrêmes en Europe. 

   On ne peut lâcher cet album, chacune des 180 pages happe le lecteur, par sa douceur ou sa violence ou encore l'intense émotion qui s'en dégage. Les images sont fouillées, rappelant des photos instantanées, les couleurs omniprésentes surprennent parfois, vives mais tellement justes. La démarche de David Sala est personnelle, il nous embarque dans ses visions, ses ressentis et sa famille.

   A déguster et faire déguster à nos ados de toute urgence, le temps présent ressemblant trop aux temps passés!

Le poids des héros de David Sala, aux éditions Casterman, 2021  (quelques pages à feuilleter sous ce lien)

mardi 1 mars 2022

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 32

 Ils tracent ma route (témoignage de Jennifer QUERTIER)

Le rôle fondateur du grand-père maternel

C’est vers l’âge de 10 ans que Jennifer entend parler d’arbre généalogique pour la première fois grâce à son grand-père maternel. Ses racines lui manquaient, notamment ses grands-parents paternels qu’il n’avait jamais connus. Jennifer découvre les origines polonaises (en Ukraine aujourd’hui) de son grand-père, un drame – celui du décès prématuré de la mère de son grand-père âgé de 2 ans seulement (l’arrière grand-mère de Jennifer) et des questionnements auréolés de mystère. L’arrière grand-père de Jennifer se serait-il marié deux fois ? Vivant près de Mulhouse, pourquoi son petit garçon (le grand-père de Jennifer) - né à Mazamet - y est-il resté jusqu’à l’âge de 6 ans ? L’arrière grand-père semble avoir gardé ses secrets et son grand-père est décédé désormais …

Étapes de vie/étapes généalogiques et coïncidences

A l’adolescence, momentanément, la généalogie n’intéresse plus Jennifer, heureuse de vivre entourée de ses parents, grands-parents et d’une arrière grand-mère.

C’est enceinte de son fils aîné que Jennifer éprouve le besoin de revenir à la généalogie. Après une expérience décevante/frustrante dans un service d’Archives départementales, elle se lance dans l’interview de ses 15 cousins-cousines, ses trois grands-parents vivants, quatre oncles paternels, ainsi que sa grande-tante Colette !

Quand Jennifer apprend que son père est gravement malade il y a 5 ans de cela environ, elle entreprend de véritables recherches généalogiques. Elle envoie ses résultats aux membres de la famille qui se révèlent intéressés, mais est attristée de ne pas avoir eu le temps de montrer quoi que ce soit à son père parti trop vite.

Une autre étape dans le parcours généalogique de Jennifer, c’est la multiplication des coïncidences avec sa nouvelle proximité géographique avec sa famille paternelle :

  • Quand elle vient habiter Allouville-Bellefosse, le village où vivait déjà le futur père de son fils, elle ne sait pas encore que ce village est précisément le berceau de sa famille paternelle ! Le hasard de cette rencontre entre en résonance avec le fameux chêne d’Allouville qui l’a toujours attirée et pour lequel elle éprouve une sorte d’affection en pensant que ses ancêtres l’ont bien connu, même les plus anciens d’entre eux

le chêne d'Allouville 
http://www.archivesdepartementales76.net/


  • De par son métier de chauffeur de cars scolaires, elle a été amenée à passer - tous les jours - devant pas moins de 7 cimetières où 16 de ses ancêtres paternels sont inhumés

  • Sa fille allait en nourrice dans une commune voisine, celle où est enterré l’un de ses arrière grands-pères

  • Sa fille va désormais à l’école dans la commune où est né l’un de ses arrière grands-pères

  • La famille vit actuellement dans la commune où est né un autre de ses arrière grands-pères.

En faisant son arbre généalogique, Jennifer a remonté le temps et elle a l’impression de recevoir des clins d’œil de ses ancêtres, comme s’ils rejouaient un peu leurs vies avec la sienne en lui montrant leurs routes.

De là, de nouvelles questions apparaissent, touchant à des faits/événements qui se répètent à plusieurs générations d’écart et à la présence d’homonymes dans le Pays de Caux, dont elle ne sait pas encore s’ils sont apparentés avec elle … à suivre !

Des projets de recherches et de transmissions multiples :

  • Après avoir remonté sa lignée agnatique QUERTIER jusqu’au XVIIe siècle à Allouville-Bellefosse, Jennifer souhaite étoffer cette branche avec toutes les épouses 

  • Elle se fixe l’objectif de reconstituer toutes les branches polonaises et allemandes de sa famille jusqu’en 1900 

  • Jennifer a pris plaisir à offrir à sa grand-mère maternelle un bel arbre imprimé et un classeur généalogiques regroupant toutes les recherches dans cette branche 

  • Forte de son expérience, elle a réalisé un arbre et un classeur généalogiques pour le centième anniversaire de la Mamie d’un couple d’amis 

  • Jennifer souhaite susciter aussi l’intérêt de ses enfants. Quand il a découvert son propre nom inscrit sur le monument aux morts du village, son fils aîné a été surpris et intéressé : cela voulait dire qu’un de ses ancêtres paternels est décédé au cours de la Première Guerre mondiale. Mais il n’a pas eu envie d’entamer des recherches ensuite. Quant à sa petite fille de 4 ans, elle a adoré réaliser avec l’aide de sa Maman un grand arbre/rouleau généalogique à base d’étiquettes et de photos découpées et collées. Elles y ont passé deux heures ensemble sans pause !

  • Avec sa reconversion professionnelle en cours, Jennifer songe désormais à des animations généalogiques dans un EHPAD pour renforcer les liens familiaux entre les résidents et leurs familles, et à des ateliers d’initiation généalogique dans une école pour que les enfants puissent bénéficier des qualités pédagogiques de la généalogie.

dimanche 13 février 2022

La brigade des souvenirs

 


 Trois enfants passionnés par le passé nous emmènent dans leurs recherches. Tania, Alban et Théo décident de trouver une certaine Toinette dont ils ont découvert une lettre au fond d'une boîte rouillée. Ou le destinataire ou un descendant ou encore un membre de la famille... Leur curiosité les entraîne aux archives départementales, au service d'état civil de leur commune ou encore dans un grenier. Ils réussissent finalement à reconstituer l'histoire de cette lettre écrite pendant la première guerre mondiale et même une famille.


   Dans le tome 2 le trio développe des photos inédites oubliées dans un appareil photo acheté sur une brocante. Cette aventure va leur permettre de découvrir la terrible histoire des enfants de la Creuse. Une mère adoptive, un tribunal, une association via internet les aident à retrouver les personnes figurant sur les photos. 

Cette nouvelle série BD est agréable à lire, les personnages sont sympathiques, les jeunes héros sont vraiment actuels par leur vocabulaire et leur caractère. Les histoires sont accompagnées de dossier explicatif en fin d'album sur le sujet abordé. 

La brigade des souvenirs, de Carbone, Cee Cee Mia et Marko, aux éditions Dupuis

tome 1, la lettre de Toinette, septembre 2021

tome 2, mon île adorée, septembre 2021

Le tome 3 paraîtra durant l'été 2022 et le tome 4 est en cours d'écriture.



mardi 25 janvier 2022

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 31

 Témoignage de Brice:

Impossible de me rappeler de l’année exacte mais je devais avoir entre 8 et 10 ans. A Noël, j’avais reçu un petit tableau à double face. L’une pour écrire à la craie et l’autre pour y mettre des magnets composés de chiffres et de lettres.

Sur celui à la craie, j’avais fait un petit arbre avec les prénoms de mes parents et de mes grands-parents, je pense que ma mère avait dû rajouter certains arrière-grands-parents. Je me souviens alors avoir posé la question : « qui sont après eux ? ».

Il a donc fallu partir à la chasse aux ancêtres avec un papier et un stylo et récolter les informations auprès des plus anciens. Par chance, j’avais encore à ce moment là des aïeuls qui ont pu me renseigner.

À 15 minutes de chez moi, l’une de mes arrière-grands-mères m’a beaucoup aidé. Approchant pourtant les 90 ans, elle a pu me nommer plusieurs ancêtres et collatéraux qu’elle avait elle-même connus. Nous avons été au cimetière ensemble pour trouver les dates de naissance et de décès, notamment de ses parents et beaux-parents. Elle m’a sorti aussi de nombreuses photographies datant du début du XXème siècle. Je les ai aujourd’hui récupérées.

Un autre arrière-grand-père (que je ne voyais qu’une à deux fois par an parce qu’il habitait dans une autre région) a eu plus de difficultés à se souvenir. Ma grande tante a dû chercher le livret de famille pour retrouver le nom de ses propres parents. À l’époque, j’étais d’ailleurs étonné qu’il ne puisse pas me donner les prénoms de ses propres grands-parents. En réalité, j’ai découvert qu’ils étaient malheureusement tous morts avant sa naissance et qu’il ne pouvait pas alors s’en souvenir.

J’ai terminé ma collecte d’informations en allant chez un arrière-grand-oncle qui m’a aidé à remonter une autre branche.

Mon tout premier arbre était né. Pour éviter de le perdre, j’en avais fait plusieurs copies, j’en ai gardé plusieurs. Sur l’une des copies, ma petite sœur avait fait un dessin au dos. À l’époque, je n’étais pas content mais aujourd’hui, c’est un souvenir qui s’intègre à mes premiers arbres.



Plusieurs années sont passées sans pouvoir remonter plus loin. J’ai laissé cette passion un peu de côté. C’est à l’âge de 16 ans que j’ai demandé mon premier acte d’état civil. C’était dans mon village d’enfance, je savais qu'un de mes arrière-grands-pères y était décédé. La secrétaire de mairie n’a pas rechigné à me délivrer l’acte puisqu’elle me connaissait bien. Dans une autre commune, la demande a été plus compliquée, la secrétaire de mairie s’étonnant que je vienne demander un acte d’état civil et me stipulant que je n’avais pas le droit de l’avoir (peut être à cause de mon jeune âge), j’ai dû aller chercher de l’aide auprès de ma grand-mère pour l’obtenir.

À partir de mes 18 ans, j’ai pu aller dans différentes mairies tout seul. À 19 ans, je me suis acheté un guide de généalogie qui m’a permis de comprendre le fonctionnement des archives et de les fréquenter. Petit à petit, j’ai découvert de nouveaux ancêtres. Mais devenu adulte, je me suis éloigné des régions où mes ancêtres vivaient, mes recherches stagnaient. Heureusement, quelques années plus tard, la mise en ligne des archives sur Internet m’a permis d’avancer plus vite.

Aujourd’hui, mon arbre généalogique atteint 9 à 14 générations. Toujours passionné par la généalogie, j'approfondis l’histoire de ma famille quand je vais chez mon grand-père (qui a atteint l’âge de sa mère au moment où je l’avais interrogé il y a presque 30 ans). Je travaille avec différentes sources (comme les photographies de famille, des actes notariés, des vieux outils et bien entendu la mémoire orale). Elles enrichissent ma base de données au-delà de simples noms et prénoms.