samedi 20 avril 2019

Recherches jusqu'à la source

   L'auteure, Olivia Burton, part à la recherche de son aïeul l'explorateur anglais Richard Francis Burton. Elle visite les endroits qu'il fréquentait, se passionne pour sa vie et organise même un voyage jusqu'aux sources du Nil pour mieux le comprendre et lui rendre hommage. Elle sent sa présence à chaque instant, il l'inspire et l'aide à prendre des décisions.
   Ce récit bourré d'humour et d'autodérision est magnifiquement servi par le dessin de Mahi Grand, expressif, fluide, dépaysant et joyeux.
   Beaucoup d'émotions, de réflexions sur l'identité, la quête des origines, la revendication d'appartenance à une partie de la famille, l'héritage spirituel…
   Une BD parfaite pour donner l'envie de découvrir ses ancêtres!

Un anglais dans mon arbre, de Olivia Burton et Mahi Grand, aux éditions Denoël Graphic, 2019

vendredi 12 avril 2019

Famille en poésie



   Une petite fille découvre que son grand-père maternel, espagnol, n'est pas son "vrai" grand-père. "J'ai neuf ans et je me demande comment on peut vivre avec une branche en moins dans son arbre."
   Elle s'interroge alors sur la raison du départ à Cuba, imagine sa vie là-bas, comprend le manque ressenti par sa grand-mère durant toute sa vie et par sa mère née après le départ, se demande pourquoi il n'est jamais revenu… L'auteure se questionne sur son lien avec lui ainsi que sur ses origines et ses langues française et espagnole parlées, rêvées, parfois oubliées…
   Un recueil de poésie, abordable par des lecteurs adolescents, empli de tendresse et de réflexions sur les liens familiaux même avec les absents.

Sans Abuelo Petite, de Cécile Guivarch, aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 2017

vendredi 5 avril 2019

La prise de notes

   Le premier conseil à donner au jeune qui commence son arbre généalogique est d'interroger parents, grands-parents, tout membre de la famille qui peut se souvenir et accepte de raconter. Ecouter et noter. Ecouter avec attention et tout noter avec précision en sachant qu'un petit détail pourra peut-être un jour se transformer en indice et apporter une piste, un lieu, un prénom et débloquer une branche.

Cela donne parfois des résultats étonnants, voire surréalistes, comme cet arbre de descendance sans aucun patronyme ni date ni lieu. Mais dans un souci de clarté les personnes connues de la jeune généalogiste sont surlignées et le couple d'ascendants commun est reconnaissable grâce au petit cœur qui le réunit… 
   Voilà un début d'arbre plein de promesses, à garder précieusement!

(merci à Clara pour ce partage, on se retrouvera dans quelques années pour un épisode de #Genealogix...)





jeudi 28 mars 2019

Deux papas pour une petite fille

   Matilda arrive dans sa nouvelle école et devient rapidement la meilleure amie de Lucie. Lucie est très impatiente d'aller manger chez Matilda pour connaître ses deux papas: elle trouve cette situation très originale! Elle se rend rapidement compte que la vie de Matilda est la même que la sienne et que ses parents peuvent être aussi embêtants que les siens…
   Un album pour les petits au ton plein d'humour et d'humanité sur la différence et la curiosité engendrée par cette différence. Un graphisme dynamique centré sur les petites filles et leurs impressions puisque les adultes sont représentés uniquement par leurs jambes et leurs pieds.
   A lire et partager pour répondre aux questions essentielles et actuelles!

La petite fille qui avait deux papas, par Mel Elliott aux éditions Circonflexe, mars 2019.

jeudi 21 mars 2019

A la recherche de sa mère biologique

   L'auteure est journaliste, elle s'est inspirée de l'histoire vraie de Florence Billet. Une jeune femme  française adoptée découvre le nom de sa mère biologique. Elle tente de la retrouver, suit sa trace en Colombie, va d'espoirs en déceptions. Cette quête devenue vitale change même sa vie à Paris et ses relations avec sa famille, qu'elle aime.
   Les rebondissements sont haletants, le lecteur souffre avec elle de cette attente si longue et avale les pages. L'écriture est fluide et l'histoire prenante et palpitante, idéale à l'adolescence.
   Révisez votre espagnol et foncez à la recherche de Blanca!

Une mère, etc. d'Isabelle Spaak et Florence Billet, aux éditions l'Iconoclaste, 2019

mardi 12 mars 2019

#Genealogix ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 15


Mathilde, des souvenirs familiaux à la généalogie, il n’y a qu’un pas… de danse !

Nous avons vu dans de précédents épisodes de #genealogix, que le manque de liens familiaux, l’absence de souvenirs, les non-dits sont des raisons profondes de se lancer dans la généalogie : pour combler un vide, répondre à des questions sur sa propre origine, permettre de se reconstruire ou de lever le voile sur des mystères qui transmettent parfois un mal-être sur plusieurs générations.

Dans le cas de « la voleuse de souvenirs » à l’inverse, c’est la transmission orale d’anecdotes et de souvenirs familiaux sur 10 générations qui a amené l’auteure Marie-Odile Mergnac et sa fille à se pencher sur ces ancêtres à la fois lointains et si familiers.

Dès son enfance, Mathilde est bercée par les contes familiaux. Un séjour chez ses grands-parents ou un voyage dans une région où ont vécu ses ancêtres sont autant d’occasion pour sa Maman généalogiste passionnée, de partager les anecdotes de famille, de raconter les vies pleines de rebondissements de leurs aïeux.

Le sabre prussien, trophée de la Guerre de 1870 d’un arrière-arrière-grand-père, le souvenir d’une aïeule bachelière et conductrice d’une auto à une époque où cela faisait scandale, la fugue d’un jeune garçon de 15 ans qui rejoint sur un coup de cœur, les troupes napoléoniennes et qui ne reviendra que 10 ans plus tard… sont de fantastiques récits d’aventure.

Mathilde est fascinée par la vie passionnante de ces personnages… qui sont ses ancêtres !

Le travail de recherches généalogiques a déjà été fait par sa Maman. Il est vrai que lorsque l’on a la chance d’avoir des grands-parents, une arrière-grand-mère ou une grande tante qui aiment raconter leurs souvenirs et ceux que leur avaient racontés leurs propres grands-parents, cela donne envie d’en savoir plus et de faire sa généalogie.

Mathilde a elle aussi, envie de creuser, de perpétuer les récits et de donner vie à ces personnes : « l’histoire ne s’explore pas qu’à travers les livres mais aussi en se replongeant dans l’époque et le vécu de ses ancêtres. La généalogie n’est pas qu’un entassement de noms, il est passionnant de découvrir la bâtisse où ils ont vécu, avec qui, dans quelle époque… et de comprendre le contexte historique, social et culturel. »

Vous connaissiez déjà peut-être Mathilde derrière le petit écran pour la vidéo du vendredi d'Archives & Culture véritables tutos généalogiques présentés avec humour.

Telle une « Voleuse de souvenirs », Mathilde nous prend désormais par la main et nous entraîne sur des airs de musique, à la rencontre de ses ancêtres.

La pièce que Mathilde nous propose vendredi 15 mars à 19h30 à l'occasion du Salon de généalogie de Paris 15 est la suite logique de la mini représentation de 15 minutes, créée pour les élèves des classes de primaire qui ont participé à la matinée scolaire 2018 pour leur faire comprendre les notions de généalogie et l’importance de la transmission de mémoire. Sous la forme d’une saynète, Mathilde leur présentait sur 7 générations, ses ancêtres, des figurants habillés pour la circonstance en costume d’époque (un poilu, un grognard, une belle dame…) avec une anecdote et le contexte historique.

Devant l’enthousiasme et l’intérêt des enfants, l’idée est née d’écrire et de jouer une pièce de théâtre d’une heure pour tout public pour déclencher l’envie de chercher, de raconter ou de poser des questions à ses grands-parents…

C’est une mission réussie : avec "La voleuse de souvenirs", les membres de l’association « les jeunes et la généalogie » qui ont eu la chance de découvrir la pièce en décembre, ont passé un moment délicieux pendant lequel la comédienne évoque en musique et sur quelques pas de danse les différentes générations de son arbre et refait vivre ses ancêtres à partir des souvenirs transmis sur 10 générations ! De quoi rendre fier un islandais ou un soudanais : il faut aller voir la pièce pour comprendre !

Réservez votre place pour la pièce « La voleuse de souvenirs ». Attention séance unique le vendredi 15 mars de 19h30 !

samedi 9 mars 2019

Une nouvelle enquête!



   Nous retrouvons avec joie une fillette passionnée par les recherches dans le passé. Cette fois c'est en fouillant dans le grenier de la maison familiale que Camille découvre une valise pleine de mystères. Elle embarque les adultes autour d'elle dans sa quête, partage un secret qui pesait sur la mémoire de son arrière grand-père, découvre l'histoire des Malgré-nous et apporte des réponses aux questions des descendants d'un soldat disparu 75 ans auparavant.
   L'auteure nous emmène sur de nouvelles pistes de recherche, notamment au service historique de la Défense à Vincennes, et insiste sur le bienfait apporté aux vivants grâce aux découvertes concernant le passé.
   Vivement la prochaine enquête! (nous avons parlé de la première ici)

Mon enquête de généalogie: le secret du soldat allemand, par Marie-Odile Mergnac, éditions Rageot, février 2019.

mercredi 27 février 2019

Album de famille revisité

 
   Un petit garçon s'ennuie en vacances chez ses grands-parents. Son grand-père ouvre alors l'album de photos de la famille. Il commente chaque photo et révèle les côtés enchanteurs de chaque personne, les rencontres et les histoires d'amour avant de rendre son petit-fils dépositaire de la mémoire familiale.
   Un court album empli de poésie et de fantaisie. L'originalité vient du fait que les illustrations sont de vraies photos détournées et interprétées par la dessinatrice.
   Ou comment rendre des vieilles photos magiques!


samedi 16 février 2019

#Genealogix ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 14

Nathalie, 13 ans, une passion qui la mène de sa généalogie personnelle à l’initiation des enfants
   Nathalie doit avoir 13 ou 14 ans lorsque pour la première fois elle prend une feuille pour dessiner une esquisse d'arbre généalogique.
   Sa grand-tante du côté de son père, tante Gaby (qui s'appelait en réalité Emélie), était pour quelques jours de retour dans sa région natale, l'Aisne, alors qu'elle vivait à Cannes depuis des décennies. Elle était adorable, toute petite et pétrie d'humour. Nathalie lui pose des questions sur son enfance et sa famille. Sa tante est très émue de parler d'un de ses frères notamment. Nathalie découvre grâce à elle que les fratries de la famille tournaient toutes autour de la dizaine d'enfants, qu'elle avait appris à lire toute seule quand elle n'aidait pas aux champs...
   Pourtant Nathalie ne continue pas sa généalogie et ce n’est que bien plus tard, malheureusement après le décès de son grand-père, que la généalogie deviendra une de ses activités préférées. C’est grâce à Sébastien, son meilleur ami, qu’à l’âge adulte, elle reprend ses recherches. Ils s’aident mutuellement, vont dans les mairies autour de Saint-Quentin pour elle et aux AD de Troyes pour lui, pendant les vacances.
   En 2005, passionnés, ils cofondent une association de généalogie !
   Dans le cadre de cette association  Nathalie fait une conférence sur les débuts de sa généalogie à partir de la photo de mariage de ses grands-parents paternels (Marguerite et Eugène) devant son père... tout fier et ému.
   Après avoir rencontré Evelyne Duret sur un salon et lu son livre Guider les jeunes sur la piste de leurs ancêtres, Nathalie, toujours passionnée mais aussi persuadée du rôle pédagogique que peut représenter la généalogie, crée dès 2007, un club de généalogie dans le collège où elle enseigne. Avant la lecture de ce guide, elle n'osait pas se lancer malgré son envie de partager cette passion avec des jeunes. Ce club fonctionna un midi par semaine après la cantine jusque 2015.
   Elle anima aussi un atelier de généalogie au centre EPIDE de Saint-Quentin, deux soirs par mois pendant deux ans.
   En mars 2018 à la demande d’une collègue de français qui travaillait sur le thème de la famille, Nathalie fait une intervention sur la généalogie. Devant l’enthousiasme des élèves de 5ème elle crée un club de généalogie dans son nouveau collège.
   A la rentrée 2018 / 2019, la généalogie intègre le projet d'établissement et le club devient atelier de généalogie. Il se déroule une heure par semaine, avec 12 élèves (dont 1 de l'an dernier) de 5ème et 4ème. Nathalie apprécie ce moment de partage avec les élèves, adore chercher avec eux, leur permettre d'avancer, de découvrir des choses...
   Elle garde précieusement des cahiers d'écolier, des photos, des objets spécifiques (un outil, un livre, une carte postale...) de sa famille et aime les partager : elle a l'impression de rendre hommage au propriétaire. 

   Ajoutons qu'elle a toujours le regard et l'esprit à l'affût pour trouver un sujet d'article pour le… blog des jeunes et de la généalogie !


mercredi 13 février 2019

Florian et Olivio, la famille en chansons

   La chanson peut être une belle façon d'aborder les problématiques familiales. De nombreux exemples nous viennent en tête, notamment sur les relations parents-enfants.
   Le dernier en date, populaire auprès des jeunes notamment, est constitué par le groupe Bigflo et Oli: deux frères, des chansons qui évoquent leur famille, leur fraternité (dans tous les domaines d'ailleurs), leurs parents (chacun dans une chanson dédiée), leurs origines algérienne par leur mère et argentine par leur père ainsi que la migration et ses conséquences.
   Bref, des jeunes dans l'air du temps qui rappent sur la famille et sur des sujets de société, choisissent des photos familiales comme jaquette de leurs CD et envoient sur scène leurs parents pour aller chercher leur Victoire de la musique 2019.
  Partagez leur univers et leurs émotions en famille!

mercredi 30 janvier 2019

La famille expliquée

   Cet album évoque différentes familles, s'interroge sur leur composition et évolution et même sur leur utilité. Il présente des lieux de vie et des moments de partage autour d'une ou plusieurs langues, d'un repas ou encore d'une fête. Un arbre généalogique est proposé avec des explications très détaillées pour comprendre tous les liens entre tous ses membres.
   L'auteure est curieuse, elle pose des questions au jeune lecteur, lui apporte parfois des réponses ou des pistes pour trouver la réponse. Le dessin est dynamique et coloré. La page de vocabulaire et l'index représentent un véritable atout.
   Feuilletez-le, vous y reconnaîtrez forcément quelqu'un!

Mon livre de famille, de Felicity Brooks, éditions Usborne, 2018

samedi 19 janvier 2019

La jeunéalogie québécoise

  
 Nos cousins québécois adorent la généalogie et, comme nous, ont envie de partager cette passion avec les enfants. Ils ont même inventé le joli mot "jeunéalogie" pour illustrer la généalogie avec le jeune public.
  Sur le site de la fédération se trouve un espace jeunesse comportant des activités basées sur l'héraldique, de beaux arbres à télécharger ainsi qu'une très utile boîte à outils.
   Nous savions déjà que la généalogie ne connait pas de frontières… les bonnes idées non plus!

vendredi 11 janvier 2019

#Genealogix ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 13


Pascal HENRY, 12 ans, quand les histoires et les secrets de son grand-père l’amènent à la généalogie
   Je suis né à CHARTRES au siècle dernier et j’ai habité en périphérie de cette belle ville pendant près de 20 ans, tout à côté de chez mon grand-père paternel à qui je rendais visite plusieurs fois par semaine.
   On peut considérer que j’ai commencé la généalogie vers l’âge de 10 – 12 ans ; mais je ne savais pas que ça s’appelait comme ça à l'époque !
   Mon grand-père, ce patriarche (il me fait encore penser aujourd’hui à Jean GABIN dans le film « l’affaire DOMINICI ») était né en 1902. Il était un peu rustre, mais très taquin. Solitaire, il aimait à passer des journées dans son Estafette, véhicule réformé qui lui servait de cabane de jardin. C’est là souvent que je le trouvais en train d’observer ses plantations ; et les animaux qui s’aventuraient dans ses légumes ne faisaient pas de vieux os.

   Il m’arrivait souvent, avec mon carnet d’écolier et mon crayon de bois, de prendre des notes sur les conversations que nous avions ensemble. C’est ainsi que j’appris que sa famille était originaire des Côtes du Nord ; et que son père avait quitté la Bretagne pour venir s’établir en Eure-et-Loir. J’ai découvert aussi qu’il était né dans la maison qu’il habitait depuis avec ma grand-mère qu’il avait connue sur une foire. Il me raconta son métier à la fonderie de Chartres, la guerre, l’exode, le travail à la ferme pour ne pas partir en Allemagne. Sur ces derniers sujets il resta très vague au début et petit à petit sa langue se délia. 
   Sur sa famille, en revanche, il restait très évasif ; j’appris bien plus tard grâce à mon père qu’il avait une sœur décédée à l’âge de 20 ans (lui refusait d’en parler). Personne ne savait que son père avait eu des frères (le savait-il lui-même ?). C’est en dépouillant les recensements de la commune de QUINTIN que je le découvris.
   Des photos, il n’en avait guère ; mais le peu qu’il avait conservé, il me les fit voir ; et il m’aida à identifier les différents personnages.
   Fort des notes prises à la va-vite, je décidais à la fin des années 70 de mettre en musique l’ensemble en crayonnant sur une feuille A4 des cases qui me permettaient d’établir mon premier arbre généalogique paternel patronymique. J’en fis de même avec les renseignements donnés par ma grand-mère paternelle afin d’établir un premier arbre avec 4 générations. 
   Restait à établir le pendant du côté maternel ; mais les choses se compliquent car je me retrouve très vite avec un père inconnu et une histoire de famille dont il ne faut pas parler. Je découvrirais quelques années plus tard qu’il ne s’agit en fait que d’une femme tombée enceinte alors que son mari est prisonnier. Ça y est, j’ai enfin mes 4 générations de chaque côté.
   Afin de confirmer les dires des uns et des autres (puisque je n’ai aucune preuve de ce qui a été avancé jusqu’à maintenant), il me faut obtenir les actes de naissance, mariages et décès de mes aïeux (à commencer par mon propre acte de naissance). C’est l’époque où il faut se déplacer dans les mairies ou bien leur écrire. On ne nous répond pas forcément ou bien on nous retranscrit les actes très partiellement. Tant pis, on remplit les cases et on espère remonter petit à petit. Avant d’aller plus loin, il me faut donc récupérer les actes des Sosa 1 à 15 ; ce que je réussis à faire sans trop de difficultés.
   La généalogie commence à se démocratiser. On a accès au Minitel ; mais ça coûte cher. Tant pis, on continue à remplir ses cases de manière manuscrite ; l’on fait, refait et défait le travail réalisé car cela évolue tellement vite d’autant que je commence à prendre en compte les frères et sœurs de chacun de mes Sosa. Les logiciels de généalogie n’existent pas encore et tout est rédigé sur papier.
   Ce n’est qu’au début des années 90 que je découvre le premier logiciel de généalogie (HEREDIS). Et c’est ce qui va me donner envie de reprendre après quelques années de parenthèse généalogique.
   La démocratisation de l’internet va me permettre d’avancer un peu plus loin dans mes recherches. Malheureusement, je vais trop vite et oublie d’annoter mes sources, récupérer les actes découverts. C’est une erreur à ne pas commettre car il est difficile de reprendre l’ensemble aujourd’hui (ce travail est en cours mais est très énergivore).
   Je suis muté en région parisienne et je découvre un petit club de généalogie dans la commune où j’habite. J’hésite à m’inscrire ; je ne suis pas originaire des Yvelines ! Et c’est un tort car adhérer à une association permet l’échange et les rencontres de tous types. Les idées des uns et des autres pour mettre en valeur le travail réalisé permettent de progresser.
   Ce n’est qu’un an plus tard que je rejoins le CE GE VI en tant qu’adhérent et je découvre que l’un de ses membres (notre trésorier actuel) a des ancêtres dans un village de la Creuse (le même que celui de mon épouse : comme quoi le monde est petit). La structure a besoin d’évoluer ; quelques années plus tard, je suis nommé vice-président de l’association, et le suis toujours aujourd’hui. 
   Je ne peux que mesurer après plus de 40 ans de recherches les progrès réalisés tant au niveau de mes recherches qu’au niveau de l’évolution de ce passe-temps si prenant. Il est nécessaire de transmettre cette passion aux plus jeunes ; c’est pourquoi il me semble utile de trouver toutes sortes d’activités pour inciter nos enfants à plonger dedans tout petit. C’est en ce sens que l’association Les Jeunes et la Généalogie est intervenue auprès du CE GE VI et que les structures de Villepreux et Clayes-sous-bois vont développer en 2019 une activité "la généalogie à l'école".