mercredi 1 avril 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 62

 En direct du Club de généalogie du Collège de Soultz (68)

Depuis la rentrée de septembre 2025, les recherches généalogiques vont bon train au sein du Club de Généalogie du Collège Robert Beltz à Soultz (68) sous la houlette de Lionel G.

Tous les vendredis midis, les élèves font le point sur leurs trouvailles de la semaine écoulée. Ils font aussi des demandes « classiques » d’actes en mairie.

Mais, ils ne s’arrêtent pas là !


Sur les ordinateurs de la salle informatique du collège, ils partent à la recherche de leurs ancêtres en fouillant les sites Internet des archives et/ou en utilisant Geneanet.

De vrais chercheurs qui ne « lâchent pas le morceau » et dont les démarches prêtent parfois à sourire …


Rendez-vous à la prochaine exposition de leurs travaux !


lundi 16 mars 2026

Les douleurs de l'adoption

 

Ce roman graphique autobiographique raconte la quête des origines d'une jeune Suédoise née en Corée et adoptée. L'autrice nous explique le mal-être parfois intense ressenti par certains adoptés. Lorsqu'elle commence les démarches pour retrouver son histoire elle ne rencontre que des difficultés, en Suède comme en Corée. Au fil des pages le lecteur découvre les obstacles, les invraisemblances, les mensonges autour des enfants coréens adoptés. On suit toutes les étapes de ses recherches, ses espoirs et ses déceptions. On comprend que la vérité est complexe autour d'un véritable trafic d'enfants, parfois ni orphelins ni abandonnés. L'autrice part en famille en Corée, rencontre sa mère biologique, apprend que son père est vivant aussi mais n'arrive pas à tisser les liens qu'elle a rêvés. 

Cet album est intime, empli d'émotion réelle et d'informations concernant ce douloureux sujet.

Palimpseste parcours d'une adoptée en provenance de Corée, de Lisa Wool-Rim Sjöblom, aux éditions Komics Initiative.

mardi 3 mars 2026

Fêtons notre Camille!

 En ce 3 mars, c’est la fête des « Camille » au féminin !

C’est le moment idéal pour relire les aventures généalogiques palpitantes de notre chère Camille publiées sur ce blog en novembre 2022, 2023, 2024 et 2025 à l’occasion des Challenges AZ auxquels l’association ‘Les jeunes et la généalogie’ a participé. Camille est une jeune fille qui découvre la généalogie grâce à ses grands-parents. La centaine d'articles rédigés aborde de très nombreux sujets qui passionnent notre Camille.

Notons que le village d’Escolives-Sainte-Camille (89) est ainsi nommé en hommage à Sainte Camille, une jeune païenne italienne, convertie au christianisme par l’évêque Germain d’Auxerre, qui accompagna le convoi de la dépouille de l’évêque depuis Ravenne (Italie) et qui mourut dans ce village en 448 ou 449.









samedi 21 février 2026

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 61

 La généalogie, c’est retracer la vie des ancêtres plutôt que de les accumuler

« J’ai commencé ma généalogie et je voudrais faire celle de ma femme. Qui aimerait m’accompagner aux archives ? »

J’ai 10 – 12 ans à l’époque et c’est la première fois que j’entends parler de généalogie par la voix de mon oncle (le mari de ma tante, la sœur de mon père) venu de Nantes nous rendre visite à Saint-Étienne.

La généalogie ? C’est très flou pour moi. Mais, ce sont les vacances, je n’ai pas grand-chose à faire, et, surtout, je suis curieuse de nature. Alors, j’emboîte le pas à mon oncle, et, avec plusieurs membres de ma famille, nous allons tous ensemble aux Archives départementales. En salle de lecture, mon oncle sait déjà ce qu’il faut consulter et chercher et c’est lui qui nous guide.

Tout de suite, je suis intéressée par les registres, les noms de famille, le côté « enquête » des recherches. En revanche, recopier des listes de noms dans les tables décennales, c’est franchement ennuyeux et je n’en vois pas l’intérêt dans un premier temps. En effet, à cette époque, c’était la source de l’État civil à consulter en premier lieu, afin de trouver facilement dans les registres les actes susceptibles de nous intéresser.

Et, justement, voir les actes et leur contenu est une révélation pour moi : je découvre les écritures anciennes, les signatures, la vie des gens. Reconstituer les parcours de vie de mes ancêtres va devenir une véritable passion.

Assez vite, de toute ma famille paternelle, c’est moi qui suis la plus motivée, la plus intéressée : jusqu’à mes 20 ans environ, je passe une grande partie de mes étés aux Archives départementales ! Je construis ma généalogie ascendante paternelle et une partie de ma généalogie maternelle de génération en génération, en notant tous les frères et sœurs et je fais des fiches individuelles pour chacun et chacune.

Au fur et à mesure de mon avancée, je préfère comprendre les parcours de vie de mes ancêtres, sans remonter très très loin dans le temps. Mon arbre compte quelques centaines d’ancêtres, moins de 1000.

Puis, je réunis les fiches et les parcours de vie les plus saillants dans un livret que je distribue aux membres de ma famille paternelle. C’est un bel aboutissement personnel, mais un peu contrarié par le fait que je ne perçois pas l’intérêt de ma famille autant que je l’espérais. Sans doute est-elle un peu taiseuse ou ne l’ai-je pas suffisamment questionnée sur ce que mes recherches leur avaient apporté.

Enfant d’abord, adolescente ensuite, les recherches généalogiques aux Archives départementales m’apportent beaucoup.

J’aime approfondir, creuser, découvrir et comprendre la vie de mes ancêtres et leurs parcours. Plus tard, je vais aimer mener de véritables enquêtes, repérer de nouvelles pistes de recherches et trouver des choses inattendues même si elles peuvent parfois être désagréables.

Les métiers m’intéressent aussi mais je m’ennuie un peu avec des lignées entières d’agriculteurs qui vivent tous dans un rayon d’une dizaine de kilomètres ; trouver un tisserand, une ouvrière en soie ou un cloutier n’en est alors que plus réjouissant ! Quand je découvre bien plus tard un pan de ma famille maternelle encore inexploré, tout un monde de « nouvelles » professions et d’origines géographiques dans divers recoins de France apparaît et ouvre des perspectives généalogiques renouvelées.

Longtemps, une partie de ma famille maternelle est un mystère. À 10 – 12 ans, je ne connais pas mon grand-père, je sais juste qu’il est né à Paris, ville lointaine et un peu fantasmagorique, et je nourris le secret espoir de pouvoir le connaître et entamer des recherches sur sa branche. Je me dis que je vais devoir attendre un bon moment et puis le délai de communicabilité descend de 100 à 75 ans.

Je me raconte aussi la vie d’autres personnes que mes ancêtres. Comment ? Quand je lis un acte dans un registre, je lis aussi celui d’avant et celui d’après ! Les décès d’enfants, les enfants nés sans vie, les mères qui meurent juste après la naissance de leur bébé, tout cela m’émeut. Adulte, je vais découvrir que cette sensibilité est en résonance avec des événements familiaux, notamment du côté maternel.

Toutes ces recherches autour des métiers, des parcours de vie des ancêtres de ma famille ou d’autres personnes comblent le vide de ne pas pouvoir construire une partie de mon arbre généalogique du côté maternel.

Puis, avec les études et la vie professionnelle, la généalogie se retrouve en pause pendant plusieurs années… jusqu’à ce qu’au début des années 2000, un cousin de ma mère lui demande des renseignements sur sa mère décédée à sa naissance. Je replonge direct dans la généalogie : je découvre Internet et toutes ses ressources démultipliées, je reprends et j’approfondis mes recherches, en particulier du côté de mon grand-père maternel.

Partager ma généalogie et mon goût pour les recherches est devenu mon souhait le plus cher avec la création d’un blog (que j’ai tenu quelques années), l’écriture d’un roman généalogique (pas tout à fait terminé), l’invention - en cours - d’un jeu généalogique éducatif. La généalogie est devenue mon métier !

Mes deux conseils à des jeunes qui veulent démarrer leur généalogie :

- être curieux

- chercher sans idée préconçue, avec l’envie de découvrir et en se laissant surprendre.

La généalogie est une passion, certes chronophage, qui donne beaucoup de plaisir, procure des émotions fortes (aussi bien positives que négatives…) et peut changer le cours d’une vie entière !

Chantal

On peut retrouver Chantal et toutes ses multiples activités généalogiques sur son site : https://ancetresetcompagnie.fr

mardi 13 janvier 2026

Hommage aux sœurs


 Cet ouvrage réfléchit sur les familles de sœurs, les fratries féminines. L'autrice montre en quoi certaines sœurs emblématiques ont marqué l'enfance et la jeunesse de fratries de filles, héroïnes de littérature (les petites filles modèles), de séries télévisées (les Ingalls ou les Halliwell) ou encore d'émission de télé-réalité (les Kardashian). Elle revient sur l'éducation des filles, leur place dans la famille et le poids qu'elles représentent dans certaines, notamment au niveau des héritages. Elle étudie le lien qui unit des sœurs durant leur enfance puis se modifie à l'âge adulte, s'interroge sur la place de sœurs devenues mères ou tantes. Elle aborde les sœurs artistes, peintes et écrivaines.

Cet essai est instructif pour toute lectrice ou lecteur, quelle que soit la topographie de sa propre famille. La réflexion est personnelle (l'autrice est la cadette d'une fratrie de trois filles) et documentée, le ton est alerte et agréable à lire. Le propos est complet et passionnant, même quand on est enfant unique...

Le château de mes sœurs, des Brontë aux Kardashian, enquête sur les fratries féminines, par Blanche Leridon, aux éditions Les Pérégrines, 2024.

jeudi 18 décembre 2025

Humour généalogique

 Décembre, les jours sont courts, besoin de détente ou de légèreté dans « ce monde de brutes » ?

C’est le moment idéal de redécouvrir Brigitte (alias Florence Foresti) férue de généralogie ! Dans ce sketch hilarant, Brigitte raconte ses découvertes toutes plus farfelues les unes que les autres en remontant à l’époque de ses ancêtres gaulois.

Autre piste : la chaîne YouTube Généalogie Archives et Culture, une chaîne d’informations sympas et ludiques sur la généalogie et les méthodes de recherches avec Mathilde Morin comme présentatrice.




Ou encore : L’expérience de la vie, le spectacle d’Anne Roumanoff [actuellement en tournée dans toute la France et à Paris], dans lequel elle revisite la psycho-généalogie de façon irrésistible ! Pourquoi a-t-elle peur des feux d’artifice depuis toute petite ?!

jeudi 4 décembre 2025

Traumatisme familial

    Un roman graphique original dans sa conception et son graphisme. 

L'auteur américain, Ari Richter, part à la recherche de l'histoire de ses ascendants juifs allemands. L'antisémitisme ambiant lui saute à la gorge un jour et il décide de faire des recherches généalogiques sur sa famille. Beaucoup sont morts en camp de concentration, d'autres y ont échappé grâce à un exil providentiel. Il fait parler certains, décrypte des archives et surtout ressent la nécessité de tout dessiner pour mieux appréhender les histoires de chacun. Son travail dure cinq ans et le conduit physiquement sur les traces familiales. Il va en Allemagne et en Pologne pour visiter Auschwitz, épreuve qu'il détesta.

 Il s'interroge sur le traumatisme des générations ayant subi pogroms ou Shoah et celui des suivantes. Le récit est personnel et tellement universel!

Plus jamais je ne visiterai Auschwitz, de Ari Richter, Editions Delcourt, octobre 2025