mercredi 29 avril 2026

Forum Géné@2026 - Des racines pour créer l’avenir, saison 2

 14 novembre 2026, Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine (93)

Le Forum Géné@2026, co-organisé par la Fédération Française de Généalogie et l’association Les jeunes et la Généalogie met les jeunes généalogistes - et tous les adultes qui les accompagnent - à l’honneur sur le thème « Des racines pour créer l’avenir, saison 2 », dans le sillage du premier colloque de 2015 et avec le soutien de la Revue Française de Généalogie. Il donne la parole aux jeunes, car - oui - ils s’intéressent à leurs racines, à leurs origines, et ils représentent l’avenir de la généalogie ! Et, nombreux sont les adultes à voir dans la généalogie un vecteur pédagogique et ludique, puissant et efficace, qui mérite d’être plus largement employé.



Objectifs du Forum :

  • Partager concrètement des expériences de généalogie avec des enfants, des jeunes, des ados

  • Faire le point sur les avancées depuis le colloque de 2015

  • Tracer des perspectives d’avenir pour la pratique de la généalogie avec les jeunes

À qui s’adresse-t-il ?

  • Aux généalogistes, aux jeunes et à toutes celles et ceux qui souhaitent transmettre l’histoire familiale

  • Aux associations de généalogie de toutes tailles et de toutes régions

  • Aux archivistes, de toutes les Archives (départementales, communales, d’entreprises, …), et notamment aux services éducatifs, et aux animateurs du patrimoine

  • Aux professeurs et formateurs curieux et souhaitant enrichir leurs pratiques pédagogiques, notamment en histoire, géographie, EMC, français, langues, LCR, arts, et à tous les niveaux (primaire et secondaire)

  • Aux animateurs en périscolaire curieux et désireux d’élargir les activités des centres de loisirs et de vacances

  • Aux responsables de bibliothèques et médiathèques

  • Aux professionnels de l’enfance et de l’adolescence

  • À la presse et aux responsables de sites et blogs spécialisés (généalogie, éducation)

Au programme :

  • Des présentations illustrées et concrètes, des « échos d’expériences » de jeunes et d’encadrants, en club, en association, en classe, en périscolaire

  • Des ateliers participatifs sur des thèmes variés, allant de l’animation d’un club de généalogie aux jeux généalogiques en passant par les avancées pédagogiques fructueuses ou les liens féconds entre arts, théâtre et généalogie, sans oublier les nouvelles technologies

  • Une table ronde de synthèse

Infos pratiques :

  • Gratuit sur inscription (lien d’inscription à venir)

  • Adresse : 59, rue Guynemer – 93380 Pierrefitte-sur-Seine

  • Accès : Métro 13 (station Saint-Denis Université), Tramway T 5 (station Guynemer-Stade Auguste Delaune)

Bus 168, 253, 255, 256, 268, 353 et 356, station Saint-Denis Université

Parking Q-Park Saint-Denis Université, rue Toussaint-Louverture, 93200 Saint-Denis

Nous vous attendons nombreux !






vendredi 17 avril 2026

Le vocabulaire de la vie en famille

   Cet album, de la collection "mes années pourquoi", est destiné aux enfants à partir de 4 ans. Cet imagier évoque la famille, les familles dans leur diversité et leur vie quotidienne. 


  Cet ouvrage est d'un abord facile grâce aux dessins colorés et pimpants de trois dessinatrices et un dessinateur. De nombreux thèmes sont abordés avec franchise et délicatesse: le domicile, les liens familiaux, le nom de famille, l'adoption, l'exil, les traditions, les loisirs, l'héritage culturel ou encore la séparation. Une double page traite de chaque sujet, complétée d'un encart répondant à des questions délicates ou provoquant une réflexion. 

Le propos est clair et permet des discussions avec les enfants, quel que soit leur âge.

Les familles, dessins de Pierre Caillou, Hélène Convert, Marine Fleury et Yating Hung, texte d'Anne Blanchard, éditions Milan, collection mes années pourquoi, 2022.

mercredi 1 avril 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 62

 En direct du Club de généalogie du Collège de Soultz (68)

Depuis la rentrée de septembre 2025, les recherches généalogiques vont bon train au sein du Club de Généalogie du Collège Robert Beltz à Soultz (68) sous la houlette de Lionel G.

Tous les vendredis midis, les élèves font le point sur leurs trouvailles de la semaine écoulée. Ils font aussi des demandes « classiques » d’actes en mairie.

Mais, ils ne s’arrêtent pas là !


Sur les ordinateurs de la salle informatique du collège, ils partent à la recherche de leurs ancêtres en fouillant les sites Internet des archives et/ou en utilisant Geneanet.

De vrais chercheurs qui ne « lâchent pas le morceau » et dont les démarches prêtent parfois à sourire …


Rendez-vous à la prochaine exposition de leurs travaux !


lundi 16 mars 2026

Les douleurs de l'adoption

 

Ce roman graphique autobiographique raconte la quête des origines d'une jeune Suédoise née en Corée et adoptée. L'autrice nous explique le mal-être parfois intense ressenti par certains adoptés. Lorsqu'elle commence les démarches pour retrouver son histoire elle ne rencontre que des difficultés, en Suède comme en Corée. Au fil des pages le lecteur découvre les obstacles, les invraisemblances, les mensonges autour des enfants coréens adoptés. On suit toutes les étapes de ses recherches, ses espoirs et ses déceptions. On comprend que la vérité est complexe autour d'un véritable trafic d'enfants, parfois ni orphelins ni abandonnés. L'autrice part en famille en Corée, rencontre sa mère biologique, apprend que son père est vivant aussi mais n'arrive pas à tisser les liens qu'elle a rêvés. 

Cet album est intime, empli d'émotion réelle et d'informations concernant ce douloureux sujet.

Palimpseste parcours d'une adoptée en provenance de Corée, de Lisa Wool-Rim Sjöblom, aux éditions Komics Initiative.

mardi 3 mars 2026

Fêtons notre Camille!

 En ce 3 mars, c’est la fête des « Camille » au féminin !

C’est le moment idéal pour relire les aventures généalogiques palpitantes de notre chère Camille publiées sur ce blog en novembre 2022, 2023, 2024 et 2025 à l’occasion des Challenges AZ auxquels l’association ‘Les jeunes et la généalogie’ a participé. Camille est une jeune fille qui découvre la généalogie grâce à ses grands-parents. La centaine d'articles rédigés aborde de très nombreux sujets qui passionnent notre Camille.

Notons que le village d’Escolives-Sainte-Camille (89) est ainsi nommé en hommage à Sainte Camille, une jeune païenne italienne, convertie au christianisme par l’évêque Germain d’Auxerre, qui accompagna le convoi de la dépouille de l’évêque depuis Ravenne (Italie) et qui mourut dans ce village en 448 ou 449.









samedi 21 février 2026

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 61

 La généalogie, c’est retracer la vie des ancêtres plutôt que de les accumuler

« J’ai commencé ma généalogie et je voudrais faire celle de ma femme. Qui aimerait m’accompagner aux archives ? »

J’ai 10 – 12 ans à l’époque et c’est la première fois que j’entends parler de généalogie par la voix de mon oncle (le mari de ma tante, la sœur de mon père) venu de Nantes nous rendre visite à Saint-Étienne.

La généalogie ? C’est très flou pour moi. Mais, ce sont les vacances, je n’ai pas grand-chose à faire, et, surtout, je suis curieuse de nature. Alors, j’emboîte le pas à mon oncle, et, avec plusieurs membres de ma famille, nous allons tous ensemble aux Archives départementales. En salle de lecture, mon oncle sait déjà ce qu’il faut consulter et chercher et c’est lui qui nous guide.

Tout de suite, je suis intéressée par les registres, les noms de famille, le côté « enquête » des recherches. En revanche, recopier des listes de noms dans les tables décennales, c’est franchement ennuyeux et je n’en vois pas l’intérêt dans un premier temps. En effet, à cette époque, c’était la source de l’État civil à consulter en premier lieu, afin de trouver facilement dans les registres les actes susceptibles de nous intéresser.

Et, justement, voir les actes et leur contenu est une révélation pour moi : je découvre les écritures anciennes, les signatures, la vie des gens. Reconstituer les parcours de vie de mes ancêtres va devenir une véritable passion.

Assez vite, de toute ma famille paternelle, c’est moi qui suis la plus motivée, la plus intéressée : jusqu’à mes 20 ans environ, je passe une grande partie de mes étés aux Archives départementales ! Je construis ma généalogie ascendante paternelle et une partie de ma généalogie maternelle de génération en génération, en notant tous les frères et sœurs et je fais des fiches individuelles pour chacun et chacune.

Au fur et à mesure de mon avancée, je préfère comprendre les parcours de vie de mes ancêtres, sans remonter très très loin dans le temps. Mon arbre compte quelques centaines d’ancêtres, moins de 1000.

Puis, je réunis les fiches et les parcours de vie les plus saillants dans un livret que je distribue aux membres de ma famille paternelle. C’est un bel aboutissement personnel, mais un peu contrarié par le fait que je ne perçois pas l’intérêt de ma famille autant que je l’espérais. Sans doute est-elle un peu taiseuse ou ne l’ai-je pas suffisamment questionnée sur ce que mes recherches leur avaient apporté.

Enfant d’abord, adolescente ensuite, les recherches généalogiques aux Archives départementales m’apportent beaucoup.

J’aime approfondir, creuser, découvrir et comprendre la vie de mes ancêtres et leurs parcours. Plus tard, je vais aimer mener de véritables enquêtes, repérer de nouvelles pistes de recherches et trouver des choses inattendues même si elles peuvent parfois être désagréables.

Les métiers m’intéressent aussi mais je m’ennuie un peu avec des lignées entières d’agriculteurs qui vivent tous dans un rayon d’une dizaine de kilomètres ; trouver un tisserand, une ouvrière en soie ou un cloutier n’en est alors que plus réjouissant ! Quand je découvre bien plus tard un pan de ma famille maternelle encore inexploré, tout un monde de « nouvelles » professions et d’origines géographiques dans divers recoins de France apparaît et ouvre des perspectives généalogiques renouvelées.

Longtemps, une partie de ma famille maternelle est un mystère. À 10 – 12 ans, je ne connais pas mon grand-père, je sais juste qu’il est né à Paris, ville lointaine et un peu fantasmagorique, et je nourris le secret espoir de pouvoir le connaître et entamer des recherches sur sa branche. Je me dis que je vais devoir attendre un bon moment et puis le délai de communicabilité descend de 100 à 75 ans.

Je me raconte aussi la vie d’autres personnes que mes ancêtres. Comment ? Quand je lis un acte dans un registre, je lis aussi celui d’avant et celui d’après ! Les décès d’enfants, les enfants nés sans vie, les mères qui meurent juste après la naissance de leur bébé, tout cela m’émeut. Adulte, je vais découvrir que cette sensibilité est en résonance avec des événements familiaux, notamment du côté maternel.

Toutes ces recherches autour des métiers, des parcours de vie des ancêtres de ma famille ou d’autres personnes comblent le vide de ne pas pouvoir construire une partie de mon arbre généalogique du côté maternel.

Puis, avec les études et la vie professionnelle, la généalogie se retrouve en pause pendant plusieurs années… jusqu’à ce qu’au début des années 2000, un cousin de ma mère lui demande des renseignements sur sa mère décédée à sa naissance. Je replonge direct dans la généalogie : je découvre Internet et toutes ses ressources démultipliées, je reprends et j’approfondis mes recherches, en particulier du côté de mon grand-père maternel.

Partager ma généalogie et mon goût pour les recherches est devenu mon souhait le plus cher avec la création d’un blog (que j’ai tenu quelques années), l’écriture d’un roman généalogique (pas tout à fait terminé), l’invention - en cours - d’un jeu généalogique éducatif. La généalogie est devenue mon métier !

Mes deux conseils à des jeunes qui veulent démarrer leur généalogie :

- être curieux

- chercher sans idée préconçue, avec l’envie de découvrir et en se laissant surprendre.

La généalogie est une passion, certes chronophage, qui donne beaucoup de plaisir, procure des émotions fortes (aussi bien positives que négatives…) et peut changer le cours d’une vie entière !

Chantal

On peut retrouver Chantal et toutes ses multiples activités généalogiques sur son site : https://ancetresetcompagnie.fr

mardi 13 janvier 2026

Hommage aux sœurs


 Cet ouvrage réfléchit sur les familles de sœurs, les fratries féminines. L'autrice montre en quoi certaines sœurs emblématiques ont marqué l'enfance et la jeunesse de fratries de filles, héroïnes de littérature (les petites filles modèles), de séries télévisées (les Ingalls ou les Halliwell) ou encore d'émission de télé-réalité (les Kardashian). Elle revient sur l'éducation des filles, leur place dans la famille et le poids qu'elles représentent dans certaines, notamment au niveau des héritages. Elle étudie le lien qui unit des sœurs durant leur enfance puis se modifie à l'âge adulte, s'interroge sur la place de sœurs devenues mères ou tantes. Elle aborde les sœurs artistes, peintes et écrivaines.

Cet essai est instructif pour toute lectrice ou lecteur, quelle que soit la topographie de sa propre famille. La réflexion est personnelle (l'autrice est la cadette d'une fratrie de trois filles) et documentée, le ton est alerte et agréable à lire. Le propos est complet et passionnant, même quand on est enfant unique...

Le château de mes sœurs, des Brontë aux Kardashian, enquête sur les fratries féminines, par Blanche Leridon, aux éditions Les Pérégrines, 2024.