samedi 16 février 2019

#Genealogix ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 14

Nathalie, 13 ans, une passion qui la mène de sa généalogie personnelle à l’initiation des enfants
   Nathalie doit avoir 13 ou 14 ans lorsque pour la première fois elle prend une feuille pour dessiner une esquisse d'arbre généalogique.
   Sa grand-tante du côté de son père, tante Gaby (qui s'appelait en réalité Emélie), était pour quelques jours de retour dans sa région natale, l'Aisne, alors qu'elle vivait à Cannes depuis des décennies. Elle était adorable, toute petite et pétrie d'humour. Nathalie lui pose des questions sur son enfance et sa famille. Sa tante est très émue de parler d'un de ses frères notamment. Nathalie découvre grâce à elle que les fratries de la famille tournaient toutes autour de la dizaine d'enfants, qu'elle avait appris à lire toute seule quand elle n'aidait pas aux champs...
   Pourtant Nathalie ne continue pas sa généalogie et ce n’est que bien plus tard, malheureusement après le décès de son grand-père, que la généalogie deviendra une de ses activités préférées. C’est grâce à Sébastien, son meilleur ami, qu’à l’âge adulte, elle reprend ses recherches. Ils s’aident mutuellement, vont dans les mairies autour de Saint-Quentin pour elle et aux AD de Troyes pour lui, pendant les vacances.
   En 2005, passionnés, ils cofondent une association de généalogie !
   Dans le cadre de cette association  Nathalie fait une conférence sur les débuts de sa généalogie à partir de la photo de mariage de ses grands-parents paternels (Marguerite et Eugène) devant son père... tout fier et ému.
   Après avoir rencontré Evelyne Duret sur un salon et lu son livre Guider les jeunes sur la piste de leurs ancêtres, Nathalie, toujours passionnée mais aussi persuadée du rôle pédagogique que peut représenter la généalogie, crée dès 2007, un club de généalogie dans le collège où elle enseigne. Avant la lecture de ce guide, elle n'osait pas se lancer malgré son envie de partager cette passion avec des jeunes. Ce club fonctionna un midi par semaine après la cantine jusque 2015.
   Elle anima aussi un atelier de généalogie au centre EPIDE de Saint-Quentin, deux soirs par mois pendant deux ans.
   En mars 2018 à la demande d’une collègue de français qui travaillait sur le thème de la famille, Nathalie fait une intervention sur la généalogie. Devant l’enthousiasme des élèves de 5ème elle crée un club de généalogie dans son nouveau collège.
   A la rentrée 2018 / 2019, la généalogie intègre le projet d'établissement et le club devient atelier de généalogie. Il se déroule une heure par semaine, avec 12 élèves (dont 1 de l'an dernier) de 5ème et 4ème. Nathalie apprécie ce moment de partage avec les élèves, adore chercher avec eux, leur permettre d'avancer, de découvrir des choses...
   Elle garde précieusement des cahiers d'écolier, des photos, des objets spécifiques (un outil, un livre, une carte postale...) de sa famille et aime les partager : elle a l'impression de rendre hommage au propriétaire. 

   Ajoutons qu'elle a toujours le regard et l'esprit à l'affût pour trouver un sujet d'article pour le… blog des jeunes et de la généalogie !


mercredi 13 février 2019

Florian et Olivio, la famille en chansons

   La chanson peut être une belle façon d'aborder les problématiques familiales. De nombreux exemples nous viennent en tête, notamment sur les relations parents-enfants.
   Le dernier en date, populaire auprès des jeunes notamment, est constitué par le groupe Bigflo et Oli: deux frères, des chansons qui évoquent leur famille, leur fraternité (dans tous les domaines d'ailleurs), leurs parents (chacun dans une chanson dédiée), leurs origines algérienne par leur mère et argentine par leur père ainsi que la migration et ses conséquences.
   Bref, des jeunes dans l'air du temps qui rappent sur la famille et sur des sujets de société, choisissent des photos familiales comme jaquette de leurs CD et envoient sur scène leurs parents pour aller chercher leur Victoire de la musique 2019.
  Partagez leur univers et leurs émotions en famille!

mercredi 30 janvier 2019

La famille expliquée

   Cet album évoque différentes familles, s'interroge sur leur composition et évolution et même sur leur utilité. Il présente des lieux de vie et des moments de partage autour d'une ou plusieurs langues, d'un repas ou encore d'une fête. Un arbre généalogique est proposé avec des explications très détaillées pour comprendre tous les liens entre tous ses membres.
   L'auteure est curieuse, elle pose des questions au jeune lecteur, lui apporte parfois des réponses ou des pistes pour trouver la réponse. Le dessin est dynamique et coloré. La page de vocabulaire et l'index représentent un véritable atout.
   Feuilletez-le, vous y reconnaîtrez forcément quelqu'un!

Mon livre de famille, de Felicity Brooks, éditions Usborne, 2018

samedi 19 janvier 2019

La jeunéalogie québécoise

  
 Nos cousins québécois adorent la généalogie et, comme nous, ont envie de partager cette passion avec les enfants. Ils ont même inventé le joli mot "jeunéalogie" pour illustrer la généalogie avec le jeune public.
  Sur le site de la fédération se trouve un espace jeunesse comportant des activités basées sur l'héraldique, de beaux arbres à télécharger ainsi qu'une très utile boîte à outils.
   Nous savions déjà que la généalogie ne connait pas de frontières… les bonnes idées non plus!

vendredi 11 janvier 2019

#Genealogix ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 13


Pascal HENRY, 12 ans, quand les histoires et les secrets de son grand-père l’amènent à la généalogie
   Je suis né à CHARTRES au siècle dernier et j’ai habité en périphérie de cette belle ville pendant près de 20 ans, tout à côté de chez mon grand-père paternel à qui je rendais visite plusieurs fois par semaine.
   On peut considérer que j’ai commencé la généalogie vers l’âge de 10 – 12 ans ; mais je ne savais pas que ça s’appelait comme ça à l'époque !
   Mon grand-père, ce patriarche (il me fait encore penser aujourd’hui à Jean GABIN dans le film « l’affaire DOMINICI ») était né en 1902. Il était un peu rustre, mais très taquin. Solitaire, il aimait à passer des journées dans son Estafette, véhicule réformé qui lui servait de cabane de jardin. C’est là souvent que je le trouvais en train d’observer ses plantations ; et les animaux qui s’aventuraient dans ses légumes ne faisaient pas de vieux os.

   Il m’arrivait souvent, avec mon carnet d’écolier et mon crayon de bois, de prendre des notes sur les conversations que nous avions ensemble. C’est ainsi que j’appris que sa famille était originaire des Côtes du Nord ; et que son père avait quitté la Bretagne pour venir s’établir en Eure-et-Loir. J’ai découvert aussi qu’il était né dans la maison qu’il habitait depuis avec ma grand-mère qu’il avait connue sur une foire. Il me raconta son métier à la fonderie de Chartres, la guerre, l’exode, le travail à la ferme pour ne pas partir en Allemagne. Sur ces derniers sujets il resta très vague au début et petit à petit sa langue se délia. 
   Sur sa famille, en revanche, il restait très évasif ; j’appris bien plus tard grâce à mon père qu’il avait une sœur décédée à l’âge de 20 ans (lui refusait d’en parler). Personne ne savait que son père avait eu des frères (le savait-il lui-même ?). C’est en dépouillant les recensements de la commune de QUINTIN que je le découvris.
   Des photos, il n’en avait guère ; mais le peu qu’il avait conservé, il me les fit voir ; et il m’aida à identifier les différents personnages.
   Fort des notes prises à la va-vite, je décidais à la fin des années 70 de mettre en musique l’ensemble en crayonnant sur une feuille A4 des cases qui me permettaient d’établir mon premier arbre généalogique paternel patronymique. J’en fis de même avec les renseignements donnés par ma grand-mère paternelle afin d’établir un premier arbre avec 4 générations. 
   Restait à établir le pendant du côté maternel ; mais les choses se compliquent car je me retrouve très vite avec un père inconnu et une histoire de famille dont il ne faut pas parler. Je découvrirais quelques années plus tard qu’il ne s’agit en fait que d’une femme tombée enceinte alors que son mari est prisonnier. Ça y est, j’ai enfin mes 4 générations de chaque côté.
   Afin de confirmer les dires des uns et des autres (puisque je n’ai aucune preuve de ce qui a été avancé jusqu’à maintenant), il me faut obtenir les actes de naissance, mariages et décès de mes aïeux (à commencer par mon propre acte de naissance). C’est l’époque où il faut se déplacer dans les mairies ou bien leur écrire. On ne nous répond pas forcément ou bien on nous retranscrit les actes très partiellement. Tant pis, on remplit les cases et on espère remonter petit à petit. Avant d’aller plus loin, il me faut donc récupérer les actes des Sosa 1 à 15 ; ce que je réussis à faire sans trop de difficultés.
   La généalogie commence à se démocratiser. On a accès au Minitel ; mais ça coûte cher. Tant pis, on continue à remplir ses cases de manière manuscrite ; l’on fait, refait et défait le travail réalisé car cela évolue tellement vite d’autant que je commence à prendre en compte les frères et sœurs de chacun de mes Sosa. Les logiciels de généalogie n’existent pas encore et tout est rédigé sur papier.
   Ce n’est qu’au début des années 90 que je découvre le premier logiciel de généalogie (HEREDIS). Et c’est ce qui va me donner envie de reprendre après quelques années de parenthèse généalogique.
   La démocratisation de l’internet va me permettre d’avancer un peu plus loin dans mes recherches. Malheureusement, je vais trop vite et oublie d’annoter mes sources, récupérer les actes découverts. C’est une erreur à ne pas commettre car il est difficile de reprendre l’ensemble aujourd’hui (ce travail est en cours mais est très énergivore).
   Je suis muté en région parisienne et je découvre un petit club de généalogie dans la commune où j’habite. J’hésite à m’inscrire ; je ne suis pas originaire des Yvelines ! Et c’est un tort car adhérer à une association permet l’échange et les rencontres de tous types. Les idées des uns et des autres pour mettre en valeur le travail réalisé permettent de progresser.
   Ce n’est qu’un an plus tard que je rejoins le CE GE VI en tant qu’adhérent et je découvre que l’un de ses membres (notre trésorier actuel) a des ancêtres dans un village de la Creuse (le même que celui de mon épouse : comme quoi le monde est petit). La structure a besoin d’évoluer ; quelques années plus tard, je suis nommé vice-président de l’association, et le suis toujours aujourd’hui. 
   Je ne peux que mesurer après plus de 40 ans de recherches les progrès réalisés tant au niveau de mes recherches qu’au niveau de l’évolution de ce passe-temps si prenant. Il est nécessaire de transmettre cette passion aux plus jeunes ; c’est pourquoi il me semble utile de trouver toutes sortes d’activités pour inciter nos enfants à plonger dedans tout petit. C’est en ce sens que l’association Les Jeunes et la Généalogie est intervenue auprès du CE GE VI et que les structures de Villepreux et Clayes-sous-bois vont développer en 2019 une activité "la généalogie à l'école".

mercredi 26 décembre 2018

Le facteur, porteur de souvenirs

   Les nouvelles coutumes ne privilégient pas l'écrit à la main. Les vœux sont envoyés via les réseaux sociaux ou sous forme de textos, ils sont désormais rarement manuscrits. 

   Les généalogistes sont les premiers à le regretter car ils recherchent toujours des traces personnelles et les lettres ou les cartes, notamment de vœux, constituent de beaux témoignages à travers l'écriture et le contenu des écrits, sans parler des signatures déjà évoquées dans un autre article.
   Pensez aux généalogistes et futurs généalogistes de votre entourage: écrivez aux membres de votre famille et gardez leur courrier!
   

vendredi 14 décembre 2018

Silhouettes familiales

   Clin d'œil aux généalogistes qui profitent de toutes les occasions pour "parler famille".
   Un mannequin peut revêtir une tenue héritée de grand-mère Marguerite, le médaillon de l'arrière grand-tante Zélie ou le chapeau melon de Papi. Il peut aussi se couvrir de photos d'une même personne ou d'une famille ou d'une branche sur plusieurs générations. Quand on possède des mannequins de plusieurs tailles chacun peut représenter un âge différent et accueillir des photos de plusieurs personnes prises à cet âge afin d'observer les détails vestimentaires des différentes époques ou encore traquer les ressemblances physiques.
   Tout est prétexte à jouer avec sa famille et à intéresser les enfants dans cette démarche.

(merci à la boutique d'antiquités et brocante "Passé Simple" pour cette photo familiale)