mardi 24 novembre 2020

#Genealogix ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 22

Comment me suis-je mis à faire de la généalogie à l’âge de 16 ans ?

   En 2016, je me suis mis à commencer mon arbre généalogique afin de voir d’où ma famille vient. A ce moment-là, je savais que je venais de l’Eure (là où je suis né et où je réside actuellement) et du Maine-et-Loire, là où est originaire ma famille du côté paternel. Pour commencer, je me suis inscrit sur MyHeritage. Ce premier site m’a permis d’avoir un logiciel pour pouvoir travailler et voir mon arbre se construire peu à peu. J’ai demandé à ma grand-mère des informations, notamment sur ses parents et grands-parents afin de pouvoir commencer mes recherches au sein des sites d’archives départementales, en particulier celles de l’Eure. Ma généalogie est née !

   Malheureusement, elle fut stoppée aussi rapidement qu’elle avait commencé. Ce n’est qu’en 2017 que je repris sérieusement la construction de mon arbre familial et la recherche de mes ancêtres véritablement. Après de nombreuses heures de recherches intensives dans les Archives de l’Eure, je réussis à remonter la branche POUPINEL, nom de jeune fille de ma mère, jusqu’en 1789 où je me retrouve bloqué. En effet, j’apprends qu’un enfant est né sans père connu. Il est né à Pont-Audemer dans l’Eure mais aucun nom sur le père de ce dernier. Je décide donc de me tourner vers la mère, née à la Haye Aubrée (Eure) mais je me retrouve de nouveau bloqué. Je possède le nom des parents mais ils ne sont pas nés à la Haye Aubrée. Je recherche dans les villages des environs mais rien, aucune information sur l’origine de ces gens.

   Je décide donc de passer au côté SOULARD, mon nom de famille, afin d’en apprendre plus. Après avoir questionné mon grand-père paternel, j’apprends que mes arrière-grands-parents viennent de Combrand, un petit village au nord des Deux-Sèvres (79). Mais, 100 ans ne se sont pas encore passés entre le moment où mes AGP1 sont nés et le jour de mes recherches. J’ai envoyé un mail à la mairie afin d’avoir accès aux actes, et, après plusieurs mois et une relance, j’ai obtenu les deux actes de naissance. Je connais donc les parents, les dates de naissance précises, la date du mariage, et même la profession des parents ! En ayant lu ce mail en rentrant du lycée, je fus comblé de joie !

une plaque de cocher restaurée par Steven, située à quelques kilomètres 
de ses ancêtres POUPINEL à Trouville-sur-Mer dans le Calvados

   Depuis la réception de ces actes en avril 2019, j’ai énormément progressé dans mes recherches du côté paternel. J’ai réussi le 15 août 2019 à remonter jusqu’en 1601 avec la naissance de l’ancêtre le plus vieux que j’ai retrouvé, François SOULARD, né en 1601 dans la commune du Boupère en Vendée (85). Je ne suis pas encore remonté au-delà, les actes de baptême n’étant pas encore rédigés à ce moment-là. Pour ce faire, il faudrait que je me déplace aux Archives départementales de Vendée afin de voir les archives notariales pour éventuellement retrouver des traces de mes ancêtres.

   Depuis, j’ai réussi, suite à une visite aux Archives départementales de l’Eure à Évreux (27), à retrouver mes ancêtres POUPINEL. Je ne pouvais pas les retrouver dans l’Eure car ils viennent du Calvados ! J’ai donc pu facilement remonter jusqu’aux années 1700 sur cette branche-là.

   Désormais, ma généalogie s’étend de la Vendée à la Belgique en passant par les Deux-Sèvres, la Sarthe, la Normandie, le Nord Pas-de-Calais et la région flamande. Je possède désormais 185 individus dans mon arbre avec 53 noms de famille différents.

   Depuis mai 2020, je réalise un livre généalogique afin de présenter à ma famille mes différentes recherches notamment jusqu’à mes AAGP2, génération pour laquelle je possède le plus d’informations. Affaire à suivre donc!

Steven SOULARD https://www.steven-soulard.fr 

1 Arrière grands-parents

2 Arrière arrière grands-parents

dimanche 8 novembre 2020

La quête éperdue d'une mère au cinéma

 

   Même si le titre emprunte au vocabulaire familier et vulgaire, Adieu les cons n’est ni l’un ni l’autre. C’est un film qui aborde la quête éperdue d’une mère pour retrouver son fils de façon intelligente, sensible, pudique, le tout avec une bonne dose de loufoquerie.

  Sont évoqués la maladie grave et irréversible qui ravive la douleur vécue 28 ans plus tôt, la tragédie de l’abandon d’enfant sous la pression familiale, la recherche compliquée auprès de services administratifs sans compassion, l’importance des archives (traitée d’une manière loufoque et désopilante, entre un archiviste aveugle et une recherche aussi effrénée que chaotique !), la pudeur d’une mère dont le bonheur de son enfant compte plus que tout, autant de sujets rencontrés au détour des recherches généalogiques …

   Un rythme trépidant et une « tragédie burlesque », selon les mots d’Albert Dupontel réalisateur/acteur qui « essaie de se faire l’écho du cinéma qui l’a marqué, notamment Charlie Chaplin », pour aborder le drame de l’abandon contraint d’enfant du point de vue de la mère.

   Rappelons que le Conseil national d’accès aux origines personnelles (CNAOP), mis en place en 2002 et actuellement présidé par Mme Huguette Mauss, a pour mission de faciliter l’accès aux origines personnelles (https://www.cnaop.gouv.fr/). Il s’adresse principalement aux personnes pupilles de l’État ou adoptées qui ne connaissent pas leurs origines, aux parents de naissance qui souhaitent demander à lever le secret de leur identité, et aussi aux proches des parents de naissance qui peuvent adresser une déclaration d’identité.