mercredi 8 juillet 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 65, partie 1

 Le témoignage de Pierre-Yves se compose de deux parties, la seconde à paraître dans une semaine.

Option « Humanités digitales »

  C'est en 2014, à partir de ses 12 ans, que Pierre-Yves commence à s'intéresser à l'histoire de sa famille, lui qui s'était jusque-là passionné pour l'Histoire avec un grand H. Il pose des questions, dresse un premier arbre sur trois générations, et demande que soit consulté un généalogiste professionnel. Jeune adolescent, il ne se croit pas vraiment capable de mener des recherches approfondies... la suite lui prouvera le contraire.

  En 2015, il crée un compte sur Geneanet et comprend rapidement qu'il ne suffit pas de recopier les arbres existants : il faut sourcer, trouver les actes d'origine. Il apprend en autodidacte, sur le tas, et il sourit aujourd'hui en se rappelant qu'il ignorait alors l'existence des tables décennales.

Devenu majeur, il se lance dans la recherche de deux ancêtres entourés de mystère.

  Du côté de sa grand-mère paternelle, adoptée et née de parents inconnus, il ne dispose au départ que d'un seul nom : Jeanne M., la mère de sa grand-mère. Une recherche dans le fichier des décès de l'INSEE, puis des contacts sur les réseaux sociaux lui permettent de retrouver des descendants, d'obtenir des photos et de reconstituer une partie de la lignée. Les registres sont en polonais, qu'à cela ne tienne : Pierre-Yves repère la structure des actes et remonte jusqu'à ses arrière-arrière-arrière-grands-parents.

  Du côté de son arrière-grand-père paternel, le personnage est trouble, volontairement passé sous silence dans la famille. Raymond D., amateur d'espéranto, grand voyageur, pionnier du camping en Afrique du Nord dans les années 1920, traîne une réputation sulfureuse. Comment reconstituer sa vie ?

  Le baccalauréat en poche, Pierre-Yves intègre l'EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) en Physique. Cette formation scientifique lui apporte une méthode de travail fondée sur la vérification des sources, le recoupement des informations et l'analyse rigoureuse des données, qu'il applique également à ses recherches généalogiques. Il choisit une option « Humanités digitales », qui lui ouvre les portes de la presse ancienne numérisée, de la recherche par occurrence de mots, de la reconstitution virtuelle de villes à partir de cadastres et de recensements anciens. Pour son exposé de fin d'option, le choix du sujet s'impose alors de lui-même.

Gallica, Retronews, les archives en ligne : les sources fourmillent. Il reconstitue le procès qui a opposé son arrière-grand-père au député-maire de Bayonne pour interdiction de caravaning sur la voie publique, une affaire portée jusqu'au Conseil d'État, perdue, mais dont l'arrêt a fait jurisprudence. Au début de la Seconde Guerre mondiale, bilingue français-allemand, Raymond D. est employé dans un dépôt allemand pour l'achat de métaux. Le gouvernement de Vichy ouvre une enquête pour soupçon d'enrichissement personnel. À la Libération, il est dénoncé, arrêté, jugé, et condamné à 10 ans de travaux forcés et à l'indignité nationale. Incarcéré à Fresnes puis Fontevraud, il meurt à l'hôpital de Nanterre en 1951. Pierre-Yves a consulté le jugement en présentiel aux Archives départementales. C'est sur la vie de Raymond D. que porte son exposé de fin d'option, pour lequel il obtient 20/20.


lundi 15 juin 2026

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 64

 Cap à l’West toute !

6 et 7 juin 2026, Lorient, Salon de la Généalogie pour tous, 40ème anniversaire du CGSBM (Cercle Généalogique Sud Bretagne Morbihan) … nous rencontrons - sur le stand pile en face du nôtre - une jeune et sympathique généalogiste : Pauline, qui s’est lancée à 26 ans seulement en tant que généalogiste professionnelle et auto-entrepreneuse, et dont la passion pour la généalogie est arrivée dès l’enfance.

Pour Pauline, tout a commencé à l’âge de 9 ans par un cours de calligraphie en CE2 qui l’a passionnée. Quand elle revient de l’école, elle retrouve sa grand-mère maternelle et aussi la cousine de celle-ci. Toutes deux parlent beaucoup de la famille. Pauline écoute les anecdotes, s’imprègne de tout ce qu’elle entend. C’est cette même cousine qui l’emmène ensuite en mairie les mercredis pour lire des actes, des écritures, des registres écrits à la plume. À elles deux, elles réunissent les actes des ancêtres de Pauline sur six générations en une année.

Depuis ses débuts en généalogie, Pauline mène seule ses recherches de façon classique. Elle apprécie tout particulièrement de rechercher et de compléter les cases de son arbre, mais n’aime pas trop la saisie des informations. L’un des documents impressionnants que Pauline a retrouvé est un article de presse de 1938 où l’on voit une photo de son arrière-grand-père sur son lit de mort. Il est arrivé qu’elle « bute » sur des enfants naturels. C’est toujours le plus difficile. Quand on n’arrive pas à remonter, c’est frustrant de rester sans savoir.

Depuis qu’elle est devenue généalogiste professionnelle, elle s’est plus occupé de l’histoire des familles de ses clients que de la sienne. Cependant, elle est remontée jusqu’à la huitième génération du côté de sa grand-mère paternelle !

Au fond, pour Pauline, calligraphie, écritures anciennes à la plume, histoire des ancêtres, anecdotes familiales, culture bretonne, récits sur les monuments locaux du centre Bretagne se conjuguent et forment les différentes pièces d’un puzzle qui l’ont conduite à faire des études d’histoire, de droit, de paléographie française ancienne et bretonne, à obtenir une licence professionnelle de l’Université de Corte (spécialité « généalogie successorale ») et à s’installer en tant que généalogiste professionnelle.

La généalogie a vraiment été fondatrice pour elle et sa famille. Sa famille connaît sa passion, mais le fait d’en faire un métier, assez méconnu, interroge forcément, selon Pauline.

À la question de savoir si la généalogie pourrait avoir une place dans les programmes scolaires, Pauline répond par l’affirmative sans hésiter !

On peut retrouver Pauline sur son site : https://www.geneawest.bzh

lundi 8 juin 2026

Les écrits d'un grand-père

 

Cet album est particulier dans sa forme: du texte, des dessins, des reproductions dessinées de documents. L'auteur entre en possession, après des décès successifs et des années d'attente, des deux boîtes emplies de la vie de son grand-père Léon. Il ouvre les boîtes, lit, découvre, décortique et part en quête de réponses. Il partage avec le lecteur son parcours de recherches. Il illustre tout, d'un dessin brun et bleu plein de douceur. On découvre la vie du marin Léon et tous ses rebondissements étonnants pendant la Deuxième Guerre mondiale. 

Un album personnel, familial et touchant.

Léon, les écrits retrouvés de Pépé, de Frédéric Bihel, éditions Futuropolis, avril 2026

mardi 26 mai 2026

Appel à l'entraide pour nos jeunes généalogistes

 Vous savez que notre association co-organise le forum Géné@2026 en novembre 2026

Le club généalogie du collège de Soultz est invité à y participer afin que les élèves partagent avec tous les visiteurs leur expérience, leur enthousiasme et leur jeunesse.

Si vous suivez nos publications vous les connaissez, ils sont le sujet pluriel de l'épisode 62 de #Genea, Eline seule dans l'épisode 52 ainsi que Charline dans l'épisode 48.

Nos jeunes et talentueux généalogistes doivent se déplacer de l'Alsace à l'Ile de France. Ils ont sollicité et obtenu différentes aides financières dont celle de la Fédération française de généalogie et de notre association. 

Afin de pouvoir diminuer encore la participation de chaque famille une cagnotte est lancée sur la plateforme de financement participatif de l’Éducation nationale. Son lien est ICI!

Nous vous remercions de tout cœur de votre participation éventuelle et de votre présence au forum pour tous les découvrir. 

dimanche 17 mai 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 63, partie 2

 Objectif depuis la fin du collège : devenir généalogiste professionnel !

Très vite, dès la classe de 4ème, la généalogie devient une vraie passion pour Quentin. Dès que ses devoirs sont terminés, il fait des recherches !

Et son stage de 3ème ? Aux Archives municipales de Vienne (38) évidemment ! Comme il y était déjà allé plusieurs fois, l’obtention du stage fut plus facile. Et le stage se révèle très enrichissant.

C’est ainsi que dès la fin du collège, Quentin sait quel métier il veut faire plus tard : généalogiste professionnel, plus précisément généalogiste successoral. Son bac en poche, il étudie le droit de la famille pendant 3 ans en alternance chez des notaires et il est alors en contact régulier avec des généalogistes successoraux. Là, il comprend qu’il ne veut pas travailler dans le domaine juridique, que cela ne lui correspond pas.

Il se tourne alors vers le métier de généalogiste familial, un métier beaucoup moins connu selon lui. Il s’inscrit à l’Université de Nîmes, se passionne pour les études et passe le diplôme en 2026. Entre temps, comme il reçoit des demandes de recherches, il devient généalogiste professionnel dès mai 2025, à seulement 22 ans !

Ce que Quentin apprécie le plus dans la généalogie, ce sont les émotions qu’elle procure. Il confie : « quand je trouve enfin un document après de longues heures de recherches, je jubile de joie devant mon écran ou le registre papier. »

De plus, pour lui, la généalogie est très formatrice. Et puis, Quentin aime partager ses découvertes, il aime en parler, et il y a la chance d’avoir plusieurs interlocuteurs réceptifs.

Avec sa déjà longue expérience généalogique familiale et professionnelle, Quentin conseille à des enfants/des jeunes qui s’intéressent à la généalogie de :

- poser des questions à leur entourage

- aller à leur propre rythme (ce n’est pas un concours)

- revenir sur des recherches déjà faites, si besoin, pour les vérifier et les enrichir

- regarder des photos avec leurs proches, ce sera un excellent moyen d’amorcer le dialogue entre générations !

On peut retrouver Quentin sur son site : https://normandgenealogiste.fr


dimanche 10 mai 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 63, partie 1

 Du « collectionneur » d’ancêtres au « vrai » généalogiste amateur

Tout commence par une simple idée dans un coin de sa tête : faire son arbre généalogique. On est fin décembre 2016, Quentin a 13 ans ½, ce sont les vacances scolaires, il a du temps … et il se lance !

Quelques jours après, Quentin apprend qu’une arrière-grand-mère, qui habitat dans la région de Caltanissetta en Sicile, est décédée. Comme souvent, ce décès ravive des souvenirs, occasionne discussions et retours en arrière. C’est ainsi qu’au cours d’un repas, le grand-père paternel de Quentin reconstitue en direct toute sa propre banche familiale.

Un an et demi plus tard, Quentin, sa sœur et ses grands-parents paternels entreprennent un voyage en Sicile, un voyage à la fois touristique et familial. Quentin découvre la maison familiale, les cimetières avec les photos des défunts sur les tombes, mais aussi le coût élevé des actes d’état civil facturés par la mairie (25 €, ce qui refroidit momentanément les ardeurs du jeune généalogiste …). Quentin l’affirme : découvrir la terre de ses ancêtres, ça rapproche incontestablement de ses origines !

Quelques années après, il se lance dans des recherches approfondies sur https://antenati.cultura.gov.it , le grand site italien incontournable qu’il découvre.

Quentin n’en oublie pas pour autant sa famille maternelle : dès février 2017, sa grand-mère maternelle l’accompagne aux Archives communales de Vienne (38). Elle est ravie que son petit-fils s’intéresse à l’histoire familiale ! Elle est aussi en contact avec plusieurs de ses cousines intéressées par le sujet.

Aussitôt, Quentin se sent interpellé par l’arbre généalogique de sa grand-mère et il décide de l’enrichir. Il continue là où elle s’est arrêtée. Au fur et à mesure, Quentin en vient à organiser des rencontres avec des cousins et à visiter la maison de ses ancêtres à Saint-Genis-Laval (69) pourtant vendue depuis plus de 70 ans ! C’est devenu une chambre d’hôtes. Comme le courant passe très bien avec les propriétaires actuels, il leur transmet de nombreux documents concernant la maison. Quentin en est sûr : la généalogie permet vraiment de faire de belles rencontres !

Quentin poursuit les recherches sur la famille de sa grand-mère maternelle et découvre une branche originaire de Lorraine, issue de la noblesse locale, occupant des postes élevés dans l’administration. Elle vient de Toul (54) et s’est installée à Lyon (69) dans les années 1860. Dans cette branche, des ancêtres font de la généalogie depuis le milieu du XIXème siècle et on garde des tableaux généalogiques écrits à la plume, puis scotchés, et truffés de précieuses anecdotes. Quentin ne résiste pas au plaisir de nous raconter l’une d’elles. Son lointain ancêtre milanais, entrepreneur de travaux publics, est venu se fixer à Toul au milieu du XVIIIème siècle. Il rencontre sa future épouse lors d’une grande fête organisée à Nancy (54) par le Duc de Lorraine et de Bar, Stanislas Leszczynski, pour le rétablissement de Louis XV. Or, cette jeune femme aurait été repérée pour sa beauté pour devenir l’une de ses favorites, ce qu’elle aurait refusé …

Marie Goult épouse de François Sganzini
Les anecdotes, c’est ce qui est le plus prenant, le plus émouvant, en généalogie. Pour Quentin, c’est même le meilleur moyen d’y intéresser les jeunes et de s’apercevoir que l’on peut tisser beaucoup de liens entre la petite et la grande Histoire !

Avec le recul, du haut de ses 23 ans, Quentin considère qu’il a commencé par être un « collectionneur » d’ancêtres. Il voulait savoir d’où il venait, qui étaient ses ancêtres, mais ne vérifiait pas les informations. Ensuite, il a tout repris, il a refait les recherches pour les sourcer. Le voilà désormais arrivé au plus haut dans les années 1550 grâce aux premiers registres paroissiaux.

Il y a quelques années, un cousin de sa grand-mère, sensible au vif intérêt que montre Quentin pour les recherches généalogiques, lui a légué toutes les siennes commencées en 1962. Honoré par ce legs, Quentin entreprend de reprendre tous ces « papiers » manuscrits, de les classer et de les enrichir.







mercredi 29 avril 2026

Forum Géné@2026 - Des racines pour créer l’avenir, saison 2

 14 novembre 2026, Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine (93)

Le Forum Géné@2026, co-organisé par la Fédération Française de Généalogie et l’association Les jeunes et la Généalogie met les jeunes généalogistes - et tous les adultes qui les accompagnent - à l’honneur sur le thème « Des racines pour créer l’avenir, saison 2 », dans le sillage du premier colloque de 2015 et avec le soutien de la Revue Française de Généalogie. Il donne la parole aux jeunes, car - oui - ils s’intéressent à leurs racines, à leurs origines, et ils représentent l’avenir de la généalogie ! Et, nombreux sont les adultes à voir dans la généalogie un vecteur pédagogique et ludique, puissant et efficace, qui mérite d’être plus largement employé.



Objectifs du Forum :

  • Partager concrètement des expériences de généalogie avec des enfants, des jeunes, des ados

  • Faire le point sur les avancées depuis le colloque de 2015

  • Tracer des perspectives d’avenir pour la pratique de la généalogie avec les jeunes

À qui s’adresse-t-il ?

  • Aux généalogistes, aux jeunes et à toutes celles et ceux qui souhaitent transmettre l’histoire familiale

  • Aux associations de généalogie de toutes tailles et de toutes régions

  • Aux archivistes, de toutes les Archives (départementales, communales, d’entreprises, …), et notamment aux services éducatifs, et aux animateurs du patrimoine

  • Aux professeurs et formateurs curieux et souhaitant enrichir leurs pratiques pédagogiques, notamment en histoire, géographie, EMC, français, langues, LCR, arts, et à tous les niveaux (primaire et secondaire)

  • Aux animateurs en périscolaire curieux et désireux d’élargir les activités des centres de loisirs et de vacances

  • Aux responsables de bibliothèques et médiathèques

  • Aux professionnels de l’enfance et de l’adolescence

  • À la presse et aux responsables de sites et blogs spécialisés (généalogie, éducation)

Au programme :

  • Des présentations illustrées et concrètes, des « échos d’expériences » de jeunes et d’encadrants, en club, en association, en classe, en périscolaire

  • Des ateliers participatifs sur des thèmes variés, allant de l’animation d’un club de généalogie aux jeux généalogiques en passant par les avancées pédagogiques fructueuses ou les liens féconds entre arts, théâtre et généalogie, sans oublier les nouvelles technologies

  • Une table ronde de synthèse

Infos pratiques :

  • Gratuit sur inscription (lien d’inscription à venir)

  • Adresse : 59, rue Guynemer – 93380 Pierrefitte-sur-Seine

  • Accès : Métro 13 (station Saint-Denis Université), Tramway T 5 (station Guynemer-Stade Auguste Delaune)

Bus 168, 253, 255, 256, 268, 353 et 356, station Saint-Denis Université

Parking Q-Park Saint-Denis Université, rue Toussaint-Louverture, 93200 Saint-Denis

Nous vous attendons nombreux !






vendredi 17 avril 2026

Le vocabulaire de la vie en famille

   Cet album, de la collection "mes années pourquoi", est destiné aux enfants à partir de 4 ans. Cet imagier évoque la famille, les familles dans leur diversité et leur vie quotidienne. 


  Cet ouvrage est d'un abord facile grâce aux dessins colorés et pimpants de trois dessinatrices et un dessinateur. De nombreux thèmes sont abordés avec franchise et délicatesse: le domicile, les liens familiaux, le nom de famille, l'adoption, l'exil, les traditions, les loisirs, l'héritage culturel ou encore la séparation. Une double page traite de chaque sujet, complétée d'un encart répondant à des questions délicates ou provoquant une réflexion. 

Le propos est clair et permet des discussions avec les enfants, quel que soit leur âge.

Les familles, dessins de Pierre Caillou, Hélène Convert, Marine Fleury et Yating Hung, texte d'Anne Blanchard, éditions Milan, collection mes années pourquoi, 2022.

mercredi 1 avril 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 62

 En direct du Club de généalogie du Collège de Soultz (68)

Depuis la rentrée de septembre 2025, les recherches généalogiques vont bon train au sein du Club de Généalogie du Collège Robert Beltz à Soultz (68) sous la houlette de Lionel G.

Tous les vendredis midis, les élèves font le point sur leurs trouvailles de la semaine écoulée. Ils font aussi des demandes « classiques » d’actes en mairie.

Mais, ils ne s’arrêtent pas là !


Sur les ordinateurs de la salle informatique du collège, ils partent à la recherche de leurs ancêtres en fouillant les sites Internet des archives et/ou en utilisant Geneanet.

De vrais chercheurs qui ne « lâchent pas le morceau » et dont les démarches prêtent parfois à sourire …


Rendez-vous à la prochaine exposition de leurs travaux !


lundi 16 mars 2026

Les douleurs de l'adoption

 

Ce roman graphique autobiographique raconte la quête des origines d'une jeune Suédoise née en Corée et adoptée. L'autrice nous explique le mal-être parfois intense ressenti par certains adoptés. Lorsqu'elle commence les démarches pour retrouver son histoire elle ne rencontre que des difficultés, en Suède comme en Corée. Au fil des pages le lecteur découvre les obstacles, les invraisemblances, les mensonges autour des enfants coréens adoptés. On suit toutes les étapes de ses recherches, ses espoirs et ses déceptions. On comprend que la vérité est complexe autour d'un véritable trafic d'enfants, parfois ni orphelins ni abandonnés. L'autrice part en famille en Corée, rencontre sa mère biologique, apprend que son père est vivant aussi mais n'arrive pas à tisser les liens qu'elle a rêvés. 

Cet album est intime, empli d'émotion réelle et d'informations concernant ce douloureux sujet.

Palimpseste parcours d'une adoptée en provenance de Corée, de Lisa Wool-Rim Sjöblom, aux éditions Komics Initiative.

mardi 3 mars 2026

Fêtons notre Camille!

 En ce 3 mars, c’est la fête des « Camille » au féminin !

C’est le moment idéal pour relire les aventures généalogiques palpitantes de notre chère Camille publiées sur ce blog en novembre 2022, 2023, 2024 et 2025 à l’occasion des Challenges AZ auxquels l’association ‘Les jeunes et la généalogie’ a participé. Camille est une jeune fille qui découvre la généalogie grâce à ses grands-parents. La centaine d'articles rédigés aborde de très nombreux sujets qui passionnent notre Camille.

Notons que le village d’Escolives-Sainte-Camille (89) est ainsi nommé en hommage à Sainte Camille, une jeune païenne italienne, convertie au christianisme par l’évêque Germain d’Auxerre, qui accompagna le convoi de la dépouille de l’évêque depuis Ravenne (Italie) et qui mourut dans ce village en 448 ou 449.









samedi 21 février 2026

#Genea ou comment je suis tombée dans la généalogie toute petite ! Episode 61

 La généalogie, c’est retracer la vie des ancêtres plutôt que de les accumuler

« J’ai commencé ma généalogie et je voudrais faire celle de ma femme. Qui aimerait m’accompagner aux archives ? »

J’ai 10 – 12 ans à l’époque et c’est la première fois que j’entends parler de généalogie par la voix de mon oncle (le mari de ma tante, la sœur de mon père) venu de Nantes nous rendre visite à Saint-Étienne.

La généalogie ? C’est très flou pour moi. Mais, ce sont les vacances, je n’ai pas grand-chose à faire, et, surtout, je suis curieuse de nature. Alors, j’emboîte le pas à mon oncle, et, avec plusieurs membres de ma famille, nous allons tous ensemble aux Archives départementales. En salle de lecture, mon oncle sait déjà ce qu’il faut consulter et chercher et c’est lui qui nous guide.

Tout de suite, je suis intéressée par les registres, les noms de famille, le côté « enquête » des recherches. En revanche, recopier des listes de noms dans les tables décennales, c’est franchement ennuyeux et je n’en vois pas l’intérêt dans un premier temps. En effet, à cette époque, c’était la source de l’État civil à consulter en premier lieu, afin de trouver facilement dans les registres les actes susceptibles de nous intéresser.

Et, justement, voir les actes et leur contenu est une révélation pour moi : je découvre les écritures anciennes, les signatures, la vie des gens. Reconstituer les parcours de vie de mes ancêtres va devenir une véritable passion.

Assez vite, de toute ma famille paternelle, c’est moi qui suis la plus motivée, la plus intéressée : jusqu’à mes 20 ans environ, je passe une grande partie de mes étés aux Archives départementales ! Je construis ma généalogie ascendante paternelle et une partie de ma généalogie maternelle de génération en génération, en notant tous les frères et sœurs et je fais des fiches individuelles pour chacun et chacune.

Au fur et à mesure de mon avancée, je préfère comprendre les parcours de vie de mes ancêtres, sans remonter très très loin dans le temps. Mon arbre compte quelques centaines d’ancêtres, moins de 1000.

Puis, je réunis les fiches et les parcours de vie les plus saillants dans un livret que je distribue aux membres de ma famille paternelle. C’est un bel aboutissement personnel, mais un peu contrarié par le fait que je ne perçois pas l’intérêt de ma famille autant que je l’espérais. Sans doute est-elle un peu taiseuse ou ne l’ai-je pas suffisamment questionnée sur ce que mes recherches leur avaient apporté.

Enfant d’abord, adolescente ensuite, les recherches généalogiques aux Archives départementales m’apportent beaucoup.

J’aime approfondir, creuser, découvrir et comprendre la vie de mes ancêtres et leurs parcours. Plus tard, je vais aimer mener de véritables enquêtes, repérer de nouvelles pistes de recherches et trouver des choses inattendues même si elles peuvent parfois être désagréables.

Les métiers m’intéressent aussi mais je m’ennuie un peu avec des lignées entières d’agriculteurs qui vivent tous dans un rayon d’une dizaine de kilomètres ; trouver un tisserand, une ouvrière en soie ou un cloutier n’en est alors que plus réjouissant ! Quand je découvre bien plus tard un pan de ma famille maternelle encore inexploré, tout un monde de « nouvelles » professions et d’origines géographiques dans divers recoins de France apparaît et ouvre des perspectives généalogiques renouvelées.

Longtemps, une partie de ma famille maternelle est un mystère. À 10 – 12 ans, je ne connais pas mon grand-père, je sais juste qu’il est né à Paris, ville lointaine et un peu fantasmagorique, et je nourris le secret espoir de pouvoir le connaître et entamer des recherches sur sa branche. Je me dis que je vais devoir attendre un bon moment et puis le délai de communicabilité descend de 100 à 75 ans.

Je me raconte aussi la vie d’autres personnes que mes ancêtres. Comment ? Quand je lis un acte dans un registre, je lis aussi celui d’avant et celui d’après ! Les décès d’enfants, les enfants nés sans vie, les mères qui meurent juste après la naissance de leur bébé, tout cela m’émeut. Adulte, je vais découvrir que cette sensibilité est en résonance avec des événements familiaux, notamment du côté maternel.

Toutes ces recherches autour des métiers, des parcours de vie des ancêtres de ma famille ou d’autres personnes comblent le vide de ne pas pouvoir construire une partie de mon arbre généalogique du côté maternel.

Puis, avec les études et la vie professionnelle, la généalogie se retrouve en pause pendant plusieurs années… jusqu’à ce qu’au début des années 2000, un cousin de ma mère lui demande des renseignements sur sa mère décédée à sa naissance. Je replonge direct dans la généalogie : je découvre Internet et toutes ses ressources démultipliées, je reprends et j’approfondis mes recherches, en particulier du côté de mon grand-père maternel.

Partager ma généalogie et mon goût pour les recherches est devenu mon souhait le plus cher avec la création d’un blog (que j’ai tenu quelques années), l’écriture d’un roman généalogique (pas tout à fait terminé), l’invention - en cours - d’un jeu généalogique éducatif. La généalogie est devenue mon métier !

Mes deux conseils à des jeunes qui veulent démarrer leur généalogie :

- être curieux

- chercher sans idée préconçue, avec l’envie de découvrir et en se laissant surprendre.

La généalogie est une passion, certes chronophage, qui donne beaucoup de plaisir, procure des émotions fortes (aussi bien positives que négatives…) et peut changer le cours d’une vie entière !

Chantal

On peut retrouver Chantal et toutes ses multiples activités généalogiques sur son site : https://ancetresetcompagnie.fr

mardi 13 janvier 2026

Hommage aux sœurs


 Cet ouvrage réfléchit sur les familles de sœurs, les fratries féminines. L'autrice montre en quoi certaines sœurs emblématiques ont marqué l'enfance et la jeunesse de fratries de filles, héroïnes de littérature (les petites filles modèles), de séries télévisées (les Ingalls ou les Halliwell) ou encore d'émission de télé-réalité (les Kardashian). Elle revient sur l'éducation des filles, leur place dans la famille et le poids qu'elles représentent dans certaines, notamment au niveau des héritages. Elle étudie le lien qui unit des sœurs durant leur enfance puis se modifie à l'âge adulte, s'interroge sur la place de sœurs devenues mères ou tantes. Elle aborde les sœurs artistes, peintes et écrivaines.

Cet essai est instructif pour toute lectrice ou lecteur, quelle que soit la topographie de sa propre famille. La réflexion est personnelle (l'autrice est la cadette d'une fratrie de trois filles) et documentée, le ton est alerte et agréable à lire. Le propos est complet et passionnant, même quand on est enfant unique...

Le château de mes sœurs, des Brontë aux Kardashian, enquête sur les fratries féminines, par Blanche Leridon, aux éditions Les Pérégrines, 2024.