mardi 26 mai 2026

Appel à l'entraide pour nos jeunes généalogistes

 Vous savez que notre association co-organise le forum Géné@2026 en novembre 2026

Le club généalogie du collège de Soultz est invité à y participer afin que les élèves partagent avec tous les visiteurs leur expérience, leur enthousiasme et leur jeunesse.

Si vous suivez nos publications vous les connaissez, ils sont le sujet pluriel de l'épisode 62 de #Genea, Eline seule dans l'épisode 52 ainsi que Charline dans l'épisode 48.

Nos jeunes et talentueux généalogistes doivent se déplacer de l'Alsace à l'Ile de France. Ils ont sollicité et obtenu différentes aides financières dont celle de la Fédération française de généalogie et de notre association. 

Afin de pouvoir diminuer encore la participation de chaque famille une cagnotte est lancée sur la plateforme de financement participatif de l’Éducation nationale. Son lien est ICI!

Nous vous remercions de tout cœur de votre participation éventuelle et de votre présence au forum pour tous les découvrir. 

dimanche 17 mai 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 63, partie 2

 Objectif depuis la fin du collège : devenir généalogiste professionnel !

Très vite, dès la classe de 4ème, la généalogie devient une vraie passion pour Quentin. Dès que ses devoirs sont terminés, il fait des recherches !

Et son stage de 3ème ? Aux Archives municipales de Vienne (38) évidemment ! Comme il y était déjà allé plusieurs fois, l’obtention du stage fut plus facile. Et le stage se révèle très enrichissant.

C’est ainsi que dès la fin du collège, Quentin sait quel métier il veut faire plus tard : généalogiste professionnel, plus précisément généalogiste successoral. Son bac en poche, il étudie le droit de la famille pendant 3 ans en alternance chez des notaires et il est alors en contact régulier avec des généalogistes successoraux. Là, il comprend qu’il ne veut pas travailler dans le domaine juridique, que cela ne lui correspond pas.

Il se tourne alors vers le métier de généalogiste familial, un métier beaucoup moins connu selon lui. Il s’inscrit à l’Université de Nîmes, se passionne pour les études et passe le diplôme en 2026. Entre temps, comme il reçoit des demandes de recherches, il devient généalogiste professionnel dès mai 2025, à seulement 22 ans !

Ce que Quentin apprécie le plus dans la généalogie, ce sont les émotions qu’elle procure. Il confie : « quand je trouve enfin un document après de longues heures de recherches, je jubile de joie devant mon écran ou le registre papier. »

De plus, pour lui, la généalogie est très formatrice. Et puis, Quentin aime partager ses découvertes, il aime en parler, et il y a la chance d’avoir plusieurs interlocuteurs réceptifs.

Avec sa déjà longue expérience généalogique familiale et professionnelle, Quentin conseille à des enfants/des jeunes qui s’intéressent à la généalogie de :

- poser des questions à leur entourage

- aller à leur propre rythme (ce n’est pas un concours)

- revenir sur des recherches déjà faites, si besoin, pour les vérifier et les enrichir

- regarder des photos avec leurs proches, ce sera un excellent moyen d’amorcer le dialogue entre générations !

On peut retrouver Quentin sur son site : https://normandgenealogiste.fr


dimanche 10 mai 2026

#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 63, partie 1

 Du « collectionneur » d’ancêtres au « vrai » généalogiste amateur

Tout commence par une simple idée dans un coin de sa tête : faire son arbre généalogique. On est fin décembre 2016, Quentin a 13 ans ½, ce sont les vacances scolaires, il a du temps … et il se lance !

Quelques jours après, Quentin apprend qu’une arrière-grand-mère, qui habitat dans la région de Caltanissetta en Sicile, est décédée. Comme souvent, ce décès ravive des souvenirs, occasionne discussions et retours en arrière. C’est ainsi qu’au cours d’un repas, le grand-père paternel de Quentin reconstitue en direct toute sa propre banche familiale.

Un an et demi plus tard, Quentin, sa sœur et ses grands-parents paternels entreprennent un voyage en Sicile, un voyage à la fois touristique et familial. Quentin découvre la maison familiale, les cimetières avec les photos des défunts sur les tombes, mais aussi le coût élevé des actes d’état civil facturés par la mairie (25 €, ce qui refroidit momentanément les ardeurs du jeune généalogiste …). Quentin l’affirme : découvrir la terre de ses ancêtres, ça rapproche incontestablement de ses origines !

Quelques années après, il se lance dans des recherches approfondies sur https://antenati.cultura.gov.it , le grand site italien incontournable qu’il découvre.

Quentin n’en oublie pas pour autant sa famille maternelle : dès février 2017, sa grand-mère maternelle l’accompagne aux Archives communales de Vienne (38). Elle est ravie que son petit-fils s’intéresse à l’histoire familiale ! Elle est aussi en contact avec plusieurs de ses cousines intéressées par le sujet.

Aussitôt, Quentin se sent interpellé par l’arbre généalogique de sa grand-mère et il décide de l’enrichir. Il continue là où elle s’est arrêtée. Au fur et à mesure, Quentin en vient à organiser des rencontres avec des cousins et à visiter la maison de ses ancêtres à Saint-Genis-Laval (69) pourtant vendue depuis plus de 70 ans ! C’est devenu une chambre d’hôtes. Comme le courant passe très bien avec les propriétaires actuels, il leur transmet de nombreux documents concernant la maison. Quentin en est sûr : la généalogie permet vraiment de faire de belles rencontres !

Quentin poursuit les recherches sur la famille de sa grand-mère maternelle et découvre une branche originaire de Lorraine, issue de la noblesse locale, occupant des postes élevés dans l’administration. Elle vient de Toul (54) et s’est installée à Lyon (69) dans les années 1860. Dans cette branche, des ancêtres font de la généalogie depuis le milieu du XIXème siècle et on garde des tableaux généalogiques écrits à la plume, puis scotchés, et truffés de précieuses anecdotes. Quentin ne résiste pas au plaisir de nous raconter l’une d’elles. Son lointain ancêtre milanais, entrepreneur de travaux publics, est venu se fixer à Toul au milieu du XVIIIème siècle. Il rencontre sa future épouse lors d’une grande fête organisée à Nancy (54) par le Duc de Lorraine et de Bar, Stanislas Leszczynski, pour le rétablissement de Louis XV. Or, cette jeune femme aurait été repérée pour sa beauté pour devenir l’une de ses favorites, ce qu’elle aurait refusé …

Marie Goult épouse de François Sganzini
Les anecdotes, c’est ce qui est le plus prenant, le plus émouvant, en généalogie. Pour Quentin, c’est même le meilleur moyen d’y intéresser les jeunes et de s’apercevoir que l’on peut tisser beaucoup de liens entre la petite et la grande Histoire !

Avec le recul, du haut de ses 23 ans, Quentin considère qu’il a commencé par être un « collectionneur » d’ancêtres. Il voulait savoir d’où il venait, qui étaient ses ancêtres, mais ne vérifiait pas les informations. Ensuite, il a tout repris, il a refait les recherches pour les sourcer. Le voilà désormais arrivé au plus haut dans les années 1550 grâce aux premiers registres paroissiaux.

Il y a quelques années, un cousin de sa grand-mère, sensible au vif intérêt que montre Quentin pour les recherches généalogiques, lui a légué toutes les siennes commencées en 1962. Honoré par ce legs, Quentin entreprend de reprendre tous ces « papiers » manuscrits, de les classer et de les enrichir.