mardi 30 novembre 2021

Z comme Z’auteurs associés (ou Zoom sur les z’auteurs associés)

Pour sa première participation au Challenge AZ, l’association ‘Les jeunes et la généalogie’ a souhaité qu’elle soit collective et collaborative : ainsi, ce ne sont pas moins de 16 z’auteurs associés qui ont rédigé les 26 articles ! Comment cette coopération efficace a-t-elle été possible ?

Phase 1 : l’organisation

Grâce à l’expérience de plusieurs de ses membres, l’association décide de participer au Challenge AZ 2021 dès l’assemblée générale en février, avec plusieurs objectifs : présenter les actions et les spécificités de l’association (ce sera notre fil conducteur), participer à un défi d’écriture convivial, sauvegarder les articles en dehors de nos blog et site, augmenter la visibilité de l’association.

Jean-Marc se propose pour coordonner le projet avec méthode et souplesse : il mène l’organisation de main de maître avec un calendrier indicatif, des fiches de présentation/de collecte des idées (abécédaire)/de compilation/de synthèse, des réunions zoom d’étape/de concertation.

Phase 2 : la rédaction

Un « remue-méninges » très efficace apporte un véritable foisonnement d’idées d’articles : des adhérents en soumettent plusieurs dizaines ! Ainsi, la lettre A – réputée « facile » - recueille pas moins de 23 idées, qui se recoupent en partie. Aucune lettre n’est laissée de côté, même si la lettre W – réputée « difficile » quant à elle - obtient 2 propositions seulement.

Ensuite, en réunion zoom, les z’auteurs associés expliquent leurs idées, ou bien fournissent un argumentaire en amont, et le choix des articles s’effectue au fil de la discussion.

De mi-avril à septembre, les z’auteurs associés rédigent librement, individuellement et progressivement les articles qui sont ensuite relus. Les relecteurs ne sont pas des censeurs ; si besoin, ils apportent des corrections mineures de forme.

Phase 3 : la diffusion

Pour la diffusion des articles, une boucle de communication est mise en place : centralisation des articles, relecture, lien avec Geneatech, publication de chaque article sur le blog, publication du résumé des articles sur nos différents supports de communication. La diffusion mobilise tous nos responsables de médias.

Un grand merci à tous les z’auteurs associés et à tous les membres impliqués dans la diffusion !

Et, ce n’est pas le zoom de fin !

La généalogie à l’école en est à ses débuts et la généalogie avec les jeunes est promise à un grand avenir, car la question « D’où je viens ? » reste essentielle et fondatrice pour les jeunes.

Alors, visitez notre site et notre blog ! Venez échanger avec nous sur les réseaux sociaux ou lors des salons … et nous rejoindre !

Bonne lecture et à bientôt !


lundi 29 novembre 2021

Y comme la médiathèque Yourcenar

Mars 2020, en préambule du Salon de généalogie de la Mairie de Paris XV :  : deux adhérents de l’association J&G animent un atelier de généalogie avec les jeunes à la médiathèque Marguerite Yourcenar dans le 15ème arrondissement de Paris……Un article de François.

Mars 2020 bibliothèque Marguerite Yourcenar à Paris 15ème , Evelyne et moi allons animer un atelier de généalogie avec les jeunes dans cette immense lieu de culture dont un étage est réservé aux enfants.

Beaucoup d’enfants de tous âges, certains accompagnés de leurs parents pour les plus, participent à cet atelier que nous avons préparé.

Au programme, nous allons à la recherche d’un jeune habitant du XVe arrondissement de Paris : Jacques BAUDRY.

Mais qui était Jacques BAUDRY ? Notre enquête débute par la découverte d’une rue dénommée rue Jacques BAUDRY et d’une plaque apposée sur la façade du 247 rue de Vaugirard dans ce même XVe arrondissement de Paris.

A partir de ces quelques éléments nous allons découvrir la famille de Jacques BAUDRY grâce à la base des médaillés de la résistance accessible sur le site mémoire des hommes, qui nous permet de trouver sa date de naissance. Puis le registre des décès de 1943 va nous apprendre les noms et prénoms de ses parents. Grâce à la fiche matricule du père de Jacques BAUDRY et après avoir fait quelques hypothèses pour nos recherches, nous allons commencer notre enquête et aboutir à un début d’arbre généalogique sur 3 générations.

Mais nous ne disposons que de 2 heures avec les enfants qui posent des questions, déchiffrent les documents que nous leur proposons et répondent aux questions (Que savons-nous du défunt ? Etait-il marié ? Quel âge avait-il lors de son décès ?). Alors nous proposons à nos petits enquêteurs d’autres pistes pour une future recherche : recensements, listes électorales, fiches-matricules.

Mais bien sûr cette recherche est trop compliquée pour les plus petits. Alors nous proposons des jeux (mots croisés, mots mêlés) et une histoire dans laquelle une famille recomposée intervient. Au cours du récit nous faisons placer aux enfants les images de papa, maman, du nouveau compagnon de maman, papy et mamie, des enfants de papa et maman et d’aussi de maman et son nouveau compagnon.

Une journée bien remplie !








samedi 27 novembre 2021

X comme naissance sous X

  Qu’il est douloureux cet X ! Nathalie adhérente de notre association J&G nous emmène à la recherche de cet inconnu qui bloque bien des généalogies et suscite toujours de multiples interrogations...


Les enfants nés sous X cherchent souvent leurs parents biologiques pour des raisons personnelles à chacun dont l'envie de figurer sur un arbre généalogique autre que celui de la famille adoptive, quand elle existe. La France est l'un des derniers pays où se pratique l'accouchement sous X.  

   Certains "X" tentent de faire entendre leur voix en interpellant élus et candidats afin d'étendre les droits de l'enfant qui, devenu majeur, pourrait consulter un dossier avec notamment coordonnées de la mère et antécédents de santé familiaux.
   Internet fourmille d'exemples concrets et émouvants sur cette quête d'origine, parfois désespérée:  site de la bouteille à la mer, article de journal sur Marie-Pia, entre autres...

(article déjà paru sur ce blog le 26 mars 2017)

vendredi 26 novembre 2021

W comme WEB

 L’informatique et internet ont révolutionné nos pratiques en matière de recherches généalogiques. Bon argument pour attirer un public jeune souvent connecté et en recherche d’immédiateté. Un article de Bernard de l’association J&G.

Le WEB est le support physique d’Internet. En effet, lorsque vous surfez sur un site, il contient des liens hypertexte vers d’autres qui proposent à leur tour d’autres liens…A partir de là, on peut assimiler l’ensemble à une toile d’araignée !!!

Nous sommes aussi sur le web : voici le lien hyper texte qui permet de nous y trouver :

https://www.jeunesetgenealogie.fr/

Pourquoi utiliser Internet ?

C’est un outil de communication, pour la généalogie, « on va beaucoup plus loin et plus vite ».

Pendant des siècles, faire de la généalogie supposait de parcourir et de rédiger des montagnes de papier. L’informatique a transformé cette pratique, lentement d’abord, puis à grande échelle avec Internet, en permettant aux chercheurs d’échanger entre eux.

Ces échanges sont utiles pour gagner du temps parce qu’en remontant nos ascendants, nous nous trouvons forcément des parents communs avec d’autres. « Nous sommes tous cousins »

Les nouvelles technologies ont permis des avancées spectaculaires, notamment la numérisation des actes d’état civil « Une conservation vivante des données ».

La manipulation des registres et leur conservation est un enjeu. Une amélioration du service rendu et un accès facilité à ces registres. D’autres documents ont été de même numérisés (recensements, cadastres, registres matricules, … à la diligence et à la vitesse de volonté des départements).

La généalogie en ligne :

Elle permet de mettre en ligne ses recherches au moyen d’un logiciel de généalogie et de partager et échanger avec d’autres généalogistes., communiquer par le biais des e-mails, des listes de diffusion et des forums de généalogie.

Grâce à Internet on trouve diverses informations sur un patronyme, un lieu… au travers :

  • Des archives départementales,

  • Des associations de généalogie,

  • Des noms, des moteurs de recherche,

  • Des métiers,

  • Des archives en ligne.

Des bases de données généalogiques ou autres :

  • Militaires, soldats,

  • Etat civil, registres paroissiaux,

  • Généalogies personnelles.

Des sites d’histoire :

  • Sites généraux,

  • Histoire locale.

Des sites de patrimoine :

  • Accès à des musées,

  • Expositions.

Parmi ce que la généalogie apporte, il y a les indexations « collaboratives » ou « massives » que font certains services d’archives, ou d’entreprises.

Une nouvelle pratique est arrivée, la généalogie génétique, avec les tests ADN. Elle soulève une question récurrente : de savoir s’il s’agit ou non de généalogie !!! Cela soulève de nombreux questionnements et inquiétudes. Nous ne rentrerons pas dans le sujet….

En conclusion :

Malgré l’arrivée de l’informatique, nous devons remercier le travail de tous les bénévoles qui ont assemblé pour les associations toutes les données. Celles-ci sont désormais partagées par les outils mis à notre disposition.

La recherche des actes dans les mairies ou archives a perdu de son attrait à cause de la numérisation et la protection des registres.

Mais ne faut-il pas vivre aussi avec son temps !!!!!

jeudi 25 novembre 2021

V comme Vocabulaire

Toute activité a son propre vocabulaire. La généalogie n’échappe pas à cette règle et le jeune généalogiste devra commencer à se familiariser avec ce vocabulaire spécifique. Un texte pédagogique de Nathalie pour l’association J&G.

   Toute activité recèle ses propres codes, règles et mots spécifiques. La généalogie n'échappe pas à la règle, bien au contraire, et ses mots - parfois mystérieux pour le néophyte - plaisent au jeune généalogiste. La généalogie n'est pas une activité courante dans un établissement scolaire. Le jeune apprécie de faire partie d'un groupe social reconnu, donc faire partie d'un club ou atelier de généalogie lui permet de se distinguer.

   Il faut commencer par le familiariser avec les liens de parenté en le faisant chercher dans sa propre famille : Enzo, le fils de tonton Cédric, c'est mon cousin et tonton Cédric est le frère de Maman, Mais il est aussi le fils de Papi et Mamie ! Puis la notion de génération, de branche, etc... Pour illustrer le propos on a rapidement recours à un dessin sous forme d'arbre généalogique, on aborde l'ascendance, la descendance, les fratries... La numérotation de Sosa aide à classer, encore faut-il l'expliquer aussi !

   Afin de pouvoir mémoriser tout ce vocabulaire spécifique, qui bientôt n'aura plus de secret pour lui, le jeune a besoin de définition simple et d'exemple précis pris dans sa famille, à recopier dans un carnet, un cahier ou un répertoire voué à ses recherches. Il ne faut pas oublier que certains mots semblent évidents aux adultes mais sont totalement inconnus des jeunes. Notamment les logiciels de généalogie, fort appréciés des jeunes, proposent de nombreux détails sur chaque fiche d'individu dont le sens peut leur échapper à cause de leur contexte familial, culturel, religieux (inhumation, baptême, bar-mitsva...).


mercredi 24 novembre 2021

U comme Union

 U comme Union. Yann jeune généalogiste et membre de l’association J&G et nous dresse une brève histoire de cette relation réciproque qui unit deux personnes.

L’union peut revêtir plusieurs significations : ce peut être la relation qui existe entre deux ou plusieurs personnes ou choses considérées comme formant un tout, mais aussi une relation réciproque qui existe entre deux ou plusieurs personnes. En généalogie, on s’intéresse plus particulièrement à la deuxième acception.

  1. En France, la dimension historiquement religieuse de l’union a permis de l’ancrer dans le quotidien et d’en faire une notion utile en généalogie

En France, l’union entre deux personnes afin de former une vie commune a été historiquement consacrée par le sacrement de bénédiction nuptiale, autrement dénommé le mariage, donné par un prêtre dans la religion chrétienne. Il constitue l’un des sept sacrements que peuvent recevoir les hommes et les femmes au cours d’une vie. Aussi, à cette occasion, le prêtre chargé d’unir les couples rédige un acte dit de « bénédiction nuptiale ».

Cet acte est très utile en généalogie car il permet d’obtenir des éléments relatifs à l’identité des mariés, celle de leurs parents et de leurs témoins de mariage. Il s’inscrit dans les registres paroissiaux, dont chaque curé avait la charge sous l’Ancien régime et qui sont aujourd’hui toujours tenus, concernant toutefois une population bien moindre en raison du recul de l’Église dans la vie de la population française.

  1. L’union est matérialisée depuis 1793 par l’acte de mariage qui constitue le pivot des recherches généalogiques

Depuis la création de l’état civil durant la Révolution française en 1793, les actes de mariage sont obligatoirement tenus par les maires, qui représentent l’État pour cette activité en tant qu’officier de l’état civil. Ces actes sont généralement plus fournis que ne l’étaient les actes de bénédiction nuptiale, et apportent des éléments très précis : identité, date de naissance, profession et domicile des mariés ; identité et profession de leurs parents et témoins.

L’acte de mariage est celui qui permet véritablement de « remonter le temps ». En effet, avant les années 1920, les actes de naissance ne comportaient pas d’éléments relatifs aux date et lieu de naissance des parents de l’enfant. Pour pouvoir retrouver la date de naissance des parents et leur propre filiation, il faut ainsi retrouver l’acte de mariage, généralement recherché dans la commune de naissance de l’enfant.

L’union, matérialisée par un acte, permet donc de développer son arbre généalogique puisqu’en analysant l’union de deux personnes c’est aussi l’union de deux familles et donc de deux branches.

  1. L’union a fait l’objet d’évolutions récentes, renouvelant la structure des familles

Depuis les années 1970, l’union libre est de plus en plus choisie par les couples et rentre pleinement en compte dans la filiation d’un nombre croissant d’enfants. Puis, l’instauration du pacte civil de solidarité (PACS) a permis de consacrer sur le plan juridique les unions entre personnes non mariées.

Au XXIème siècle, plusieurs pays ont vu leur droit évoluer, avec la prise en compte d’unions entre personnes de même sexe sur le plan juridique. En France, c’est une loi de 2012 qui consacre le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe. Cette évolution est à l’origine d’un renouveau de la matérialisation de la notion d’union, autrefois cantonnée dans les actes d’État civil à l’union entre un homme et une femme. Désormais, l’union entre personnes de même sexe est reconnue sur le plan juridique et permet ainsi d’inscrire pleinement ces couples dans la recherche généalogique puisqu’une filiation peut être établie à partir d’une adoption ou d’une procréation médicalement assistée par exemple.

mardi 23 novembre 2021

T comme Trousseau

 Autrefois chaque jeune fille se devait d’avoir un trousseau. Olympe de l’association J&G nous retrace l’histoire de cette coutume aujourd’hui disparue….

Alors qu’en entendant « trousseau », la nouvelle génération pensera au nécessaire d’un nouveau-né, ici nous parlerons du trousseau que la jeune fille préparait pour l’heure venue de son mariage.

En effet, en 2021, les petites filles de 7 ans pensent à jouer, faire leurs devoirs et préparer leurs vacances scolaires alors qu’autrefois, les jeunes filles se devaient d’apprendre à coudre, tisser et autres apprentissages pour préparer ce fameux trousseau.

Le mot trousseau vient de trossel « vêtements, linge, tout ce qu'on donne à une jeune fille, lorsqu'elle se marie » (JEANRENART, Guillaume de Dole, éd. F. Lecoy)

C’est pourquoi, la jeune Euphémie PEGUET, née le 20 janvier 1891 à Lye, dans l’Indre, commença dès son plus jeune âge à confectionner du linge de lit, de maison et de corps. Elle possédait une petite boite avec des aiguilles, une petite paire de ciseaux et autres nécessaires pour apprendre à coudre et broder. Cette boîte appartenait à sa mère avant elle.

Elle aimait jouer avec ses petites copines, mais elle passait beaucoup de temps à travailler dans la maison avec sa mère et confectionnait tous les jours un peu ce qu’elle emporterait lors de ses épousailles.

Après, presque 15 ans à confectionner ce trousseau, Euphémie fut enfin prête pour se marier. Elle épousa le 27 avril 1912 à Villentrois, Georges Exuper HUET.

La semaine suivante, elle broda, sur les linges de lit et de maison, à côté de ses initiales, celles de son bel époux.

Parmi nous, beaucoup ont encore les linges de lit et de maison de nos ancêtres. Chez nous, on met dans l’armoire des sachets de lavande, ça sent bon et ça repousse les mites.