samedi 6 novembre 2021

F comme la Famille dans tous ses états

 Faire de la généalogie c’est comprendre aussi les liens qui unissent une famille. Mais qu’est-ce qu’une famille ? Vaste question. Jean-Marc trésorier de notre association « Les jeunes et la généalogie » nous propose de passer par le dessin…..

Faire de la généalogie c’est comprendre aussi les liens qui unissent une famille. Mais qu’est-ce qu’une famille ? Vaste question. Et si on passait par le dessin pour y voir plus clair ?

D’un point de vue strictement administratif, la famille est la cellule de base que constituent au moins deux personnes parmi lesquelles un parent ou un couple, et leurs éventuels enfants vivant avec eux.

Dans une approche plus sociologique George Peter Murdock* définit la famille comme « la cohabitation et la coopération socialement reconnues d’un couple avec ses enfants ».

Si en droit, les relations de parenté résultent principalement de la filiation, de l'alliance et de l'adoption, selon des règles qui diffèrent selon les sociétés et les époques, qu’en est-il de la construction du concept de famille chez l’enfant ?

Le test du dessin de famille très usité par les psychologues pour comprendre, identifier et renforcer les relations intra familiales peut être une bonne entrée en matière pour débuter en généalogie.

Mais à manier avec précaution car il ne s’agit pas pour les généalogistes que nous sommes de faire de la psychologie de bas étage car nous n’en avons pas les compétences d’une part et tel n’est pas notre propos ici d’autre part.

Et il ne s’agit pas non plus en aucun cas ni de juger, ni de stigmatiser ni de s’immiscer dans l’intimité de la famille. Le travail proposé ici doit rester dans un cadre pédagogique, généalogique et surtout facultatif.

Demander à un enfant de dessiner sa famille et vous serez surpris des résultats.

Si la plupart des dessins seront très normés (papa, maman, mon frère et ou ma sœur et moi), d’autres au contraire y intégreront le chat, le chien ou le lapin et pourquoi pas ? Mais pour ce qui est de la généalogie de Médor ou de Félix ce sera très compliqué.

Parfois on notera sur le dessin, la présence d’un papa que l’on sait absent parce que l’enfant aura consciemment ou inconsciemment reconstitué de lui-même une cellule familiale normée. (nucléaire)

D’autres dessins seront beaucoup plus exhaustifs : on y retrouvera, papy, mamie, tonton, tata, les cousins…

Mais les amis et les amis de mes amis font-ils partie pour autant de ma famille ?

Il sera donc nécessaire de faire un tri afin de déterminer où commence et où s’arrête la famille.

En généalogie la famille est essentiellement définie par les liens de parenté plus ou moins large en fonction de sa propre culture. Ainsi dans les sociétés traditionnelles, les familles élargies comportent des dizaines, voire des centaines de ménages ayant des fonctions diversifiées.

Autrefois « les communautés taisibles » fonctionnaient comme de véritables familles qui pouvaient atteindre des centaines de membres liés entre eux par le sang ou par alliance et ce toujours dans l’intérêt de préserver le patrimoine lequel était transmis ainsi de génération en génération.

A travers le dessin, un enfant adopté pourra évoquer sa famille adoptive (au moins ses parents adoptifs, qui l'ont élevé) et sa famille « biologique », faisant référence à la famille dans laquelle il est né (les parents biologiques étant ses géniteurs).

Les dessins sont inévitablement le reflet de notre société en pleine mutation où les repères ne sont plus les mêmes qu’autrefois et dans laquelle les liens familiaux se sont transformés au profit d’autres typologies de familles : familles recomposées, familles monoparentales, familles homoparentales, familles adoptantes et familles d’accueil.

*G.P.MURDOCK : anthropologue américain (1897-1985)

J’emprunte volontiers ce titre à Caroline Eliacheff auteur de « La famille dans tous ses états » chez Albin Michel. A noter également : « La famille dans tous ses états » d’Alexandra Maxeiner et Anke Kuhl album jeunesse dès 3 ans édité chez « La Joie de Lire »

vendredi 5 novembre 2021

E comme Ecole d'autrefois et ses punitions

 Philippe un adhérent de notre association « Les jeunes et le généalogie » nous rappelle comment nos maîtres d’antan pouvaient sévir parfois en toute impunité……

   Fort heureusement aujourd'hui on se tourne davantage vers les alternatives à la punition, autrefois le maître d’école disposait, à l’encontre de ses élèves récalcitrants, d’un arsenal gradué de châtiments, et le mot n’est pas trop fort.

   Depuis un arrêté de 1887, les maîtres avaient interdiction d'infliger des punitions corporelles. Toutefois, jusqu’à une époque pas si lointaine, les plus anciens d’entre nous ont bien connu :

  • le coup de règle sur les doigts

  • la fessée

  • et autres « joyeusetés » qui vaudraient à leur auteur d’être aujourd’hui traduit devant un tribunal correctionnel…



Une bêtise en classe ou un travail non fait pouvait avoir pour conséquence :

  • l’envoi au coin ou au piquet

  • la privation partielle ou totale de récréation

  • le tour de la cour d’école, avec sa copie accrochée dans le dos pendant la récréation, et son cortège de quolibets

  • la retenue après la classe

  • l'exclusion de quelques jours.


La punition écrite consistait souvent à faire des lignes (parfois jusqu’à 100 !), soit sur la morale, en raison d’un comportement inapproprié, soit sur des mots ou phrases cacographiés.

Certains élèves punis réussissaient à écrire avec deux ou trois crayons afin de diminuer la longueur de la punition.

Pour le « mauvais élève » le bonnet d'âne, qui existait dès l'Antiquité, a eu son heure de gloire.

Encore actuellement en France, les punitions corporelles ou humiliantes à l'école ne sont pas interdites par la loi mais seulement par un texte réglementaire de l'éducation nationale.



Iconographie :

  1. Martinet : CC BY-SA 1.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24059

  2. Gravure Le bon élève et le mauvais, gravure de 1828. Le mauvais élève est au piquet sur un tabouret et porte un bonnet d'âne. Libre de droit

  3. This image is of Australian origin and is now in the public domain because its term of copyright has expired. According to the Australian Copyright Council (ACC), ACC Information Sheet G023v17 (Duration of copyright) (August 2014)


jeudi 4 novembre 2021

D comme Débuter une généalogie avec les jeunes

 Comment débuter en généalogie avec des jeunes ? Quelques pistes et éléments de réponse avec François de notre association « Les jeunes et la généalogie »


   Dès 5/6 ans les enfants se posent des questions sur leur famille et un arbre généalogique simple peut leur être suggéré, mais on peut laisser libre cours à leur imagination : pinceaux, feutres, gommettes sont de rigueur. Mamie Nicole (l’arrière-grand-mère), c’est la maman de qui ? Pourquoi j’ai plusieurs mamies ? Cela sera l’occasion de faire une chronologie familiale simple car plusieurs générations sont encore là (quelquefois 5 !).

   En grandissant (9/11 ans) un atelier, si possible en intergénérationnel sera très apprécié des anciens et des jeunes : la généalogie, expliquée étape par étape, d’un personnage local qui a donné son nom à une rue, un soldat mort pour la France sur le monument aux morts seront l’occasion de parler, mairie, état civil, registre, acte… On part de l’élément inscrit sur la plaque de rue, sur le monument pour remonter sur 2 générations les ancêtres du personnage choisi. On montre des photographies avant/après (les petits citadins en sont friands car ils n’imaginent pas qu’à la place de l’usine il y avait des champs au temps de leurs arrière-grands-parents !)

   Puis plus grand (13/15 ans), l’atelier permettra l’accès aux archives numérisées, au déchiffrage d’un acte, à l’accès à la notion de citoyenneté, au vivre ensemble. Dans la classe où sont réunis des enfants de plusieurs origines voilà l’occasion de parler de partage de culture à des enfants à cheval entre celle de leurs grands-parents - qui sont quelquefois restés « au pays » - et la culture française.

mercredi 3 novembre 2021

C comme Club de généalogie

Comment instaurer un climat serein propice aux études ? Quels outils pour une meilleure acceptation de soi et des autres ? Et pourquoi pas avec un club de généalogie au sein du collège ? Julien et Evelyne nous font part de leur expérience.

 C comme CONTEXTE

Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône, est une "ville nouvelle", poussée au XXè siècle autour d'un noyau villageois. En quelques décennies sont arrivés, par vagues successives, presque 40 000 habitants acceptés plus ou moins bien par leurs prédécesseurs. La défiance, pour ne pas dire mésentente entre quartiers, influe sur les comportements des enfants au collège, les professeurs le savent.

Comment réagir pour plus de sérénité favorable aux études? Quels outils pour une meilleure acceptation de soi et des autres?

L’idée arriva: et pourquoi pas un club de généalogie?

Monsieur Santamaria, professeur de lettres classiques au collège Henri Bosco de Vitrolles, a eu l'idée d'un atelier généalogique hebdomadaire ouvert aux collégiens volontaires tout au long de l'année scolaire . Objectif: montrer à chacun combien il appartient à une chaîne commune venue de loin pour construire notre société et son avenir. Cette démarche fut construite et menée en commun avec son ex-collègue et amie, Evelyne Verlaque, représentant le MRAP, mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. L’idée de bâtir des ponts entre les élèves a irrigué, dès le départ, le projet.

Petit à petit, la curiosité des participants s’est éveillée, notamment au contact des acteurs des métiers du patrimoine: l’archiviste municipale de Vitrolles ouvrit, sous les yeux ébahis des élèves, les pages de registres centenaires. Le musée d’histoire de Marseille constitua l’écrin où ils purent admirer les témoins matériels du passé. Le questionnaire préalable aux membres de la famille fut la porte d’entrée dans l’exploration de leur histoire personnelle. Quelle fierté pour beaucoup d’entre eux d’amener au collège et de présenter à leurs camarades des archives conservées dans la famille! Des photos sépia, un livret de famille, un livret militaire… la preuve matérielle que l’on vient de quelque part en somme! Les découvertes individuelles qui ne tardèrent pas à se multiplier, notamment grâce à l’apport du numérique, furent régulièrement l’occasion de faire communiquer l’Histoire avec leurs histoires personnelles. Chacun put ainsi concrètement prendre conscience de la diversité des parcours de vie existant entre ses propres ancêtres mais aussi entre sa famille et celles de ses camarades, autant de relais collaboratifs pour ouvrir l'esprit citoyen.

C... aussi comme CONFIANCE en soi et en les autres, et comme COOPERATION!



mardi 2 novembre 2021

B comme BD-Généa

    En 2020, à l’occasion de l’année de la Bande Dessinée, la Bibliothèque Nationale de France a mis en place BDnF, la fabrique à BD, un logiciel de création de bandes dessinées : https://bdnf.bnf.fr/ . Ce projet a été cofinancé par le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et la BnF. BDnF est née dans le cadre d’un appel à projets innovants lancé par le ministère de l’Éducation nationale.

BDnF a imaginé 3 niveaux :

  • Jeune public et scolaires

  • Amateurs

  • Passionnés.

Il est possible de télécharger l’application en fonction de l’outil sur lequel on veut y installer l’application : mobile, tablette ou ordinateur ; et en fonction et du système d’exploitation : mac, IOS, Android, Windows.

La BnF met à disposition des fiches pédagogiques pour créer une BD avec tous les codes, les astuces pour une création de “pro”. Ces fiches sont très bien faites. Je vous invite à les lire. Il est possible de participer en enrichissant les bases d’images de la BnF.

Notre trésorière, Olympe Huet-Rigaud avait lancé sur Twitter le #BDnFGenealogie. Pour l’adapter à l’association, ce hashtag est devenu BD-Genea.

Depuis, tous les mois, nos adhérents s’exercent à créer une BD en lien avec leur histoire familiale. Olympe en fait la mise en page via l’application BDnF.

Lors des #RDVAncestraux, organisés sur Twitter tous les 3e samedis du mois, notre adhérente Véronique Espeche nous envoie ses créations que nous avons le plaisir de partager !

https://twitter.com/jeuneseetgenea/status/1393555123503210498

Si vous souhaitez vous lancer dans cette charmante aventure, c’est très simple :

  1. Prenez place à l’aventure dans notre association : petits et grands, soyez les bienvenus !

  2. Ecrivez-nous un petit dialogue de 100 mots maximum entre deux enfants, en rapport avec votre parentèle

  3. Vous pouvez directement créer vos BD via l’application de 4 ou 5 cases maximum (ou nous envoyer vos dialogues pour que notre trésorière leurs donne vie)

  4. Nous serons ravis de vous publier !

Venez voir nos créations : (cliquez sur le titre, la BD-Généa apparait)

planche 1: la belle Lurette

planche 2: Auguste, Augustine

planche 3: enfant trouvé Papu

planche 4: coup double! suite de la planche 2

planche 5: Dactylographix

planche 6: Mamie monte à Paris

planche 7: meubles et châteaux 

planche 8: Piquenix

planche 9: Julie Philiberte

Belles lectures pour ce mois du #ChallengeAZ !


lundi 1 novembre 2021

A comme Association « Les jeunes et la généalogie » / J&G


    L’association "Les jeunes et la généalogie"/J&G est heureuse de participer pour la première fois au Challenge AZ, et, logiquement, elle commence par se présenter !

   Née fin 2010, elle a pour objectif de favoriser/encourager le développement de la pratique de la généalogie POUR – PAR – CHEZ – AVEC les jeunes sous toutes ses formes. Son action se fonde sur des valeurs humanistes mises en avant par l’UNICEF (« Regarder en arrière pour aller de l’avant ») ou à l’occasion de la Journée européenne des droits de l’enfant (« Je grandis comme un arbre, j’ai besoin de mes racines ») ainsi que sur des travaux et auteurs reconnus tels que F. Dolto ou D. Rebondy. Pour les J&G, la généalogie est un retour aux racines favorable à la construction de la personnalité des jeunes dans le présent et pour l’avenir !

A qui s’adresse l’association J&G ?

  • Aux jeunes intéressés par les recherches généalogiques, en apportant documentation, témoignages, BD, suggestions de lectures, conseils de méthode, pistes de recherche ;

  • A tous les adultes intéressés et motivés pour accompagner les jeunes dans leurs recherches, dans un cadre familial ou éducatif ou professionnel ou associatif .

Quels sont ses domaines d’activité avec les jeunes et les adultes ?

- Création et animation d’ateliers d’initiation à la généalogie pour les jeunes (dont une vidéo sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=kFNKuzQMmT0 et sur Gene@Event)

- Publication de tutoriels et de courtes # BD-Genealogix sur notre site (www.jeunesetgenealogie.fr ) et sur notre blog (http://jeunesetgenealogie.blogspot.fr )

- Recueil de témoignages de jeunes généalogistes (#Genealogix)

- Production d’ouvrages et de documentation pour la pratique de la généalogie avec les jeunes

- Initiation/formation à la généalogie avec le jeune public pour les adultes par le biais de conférences

- Conseils à la demande

Avec quels partenariats ?

Affiliée à la FFG, l’association est agréée ‘Jeunesse et Éducation populaire’ .

Elle a noué des partenariats (avec les Archives diplomatiques), des coopérations (avec les AD 77, l’Institut thérapeutique éducatif et pédagogique S. Cassel à St-Maximin ou la médiathèque M. Yourcenar à Paris) ainsi que des relations avec de nombreux blogueurs et associations généalogiques, notamment via les réseaux sociaux.

« Où sont les jeunes ? », nous a-t-on demandé parfois, non sans une pointe de malice … ils forment la moitié de notre Bureau et administrent nos comptes Facebook et Twitter ! Alors, si vous partagez nos objectifs et valeurs, n’hésitez pas à nous rejoindre !


lundi 25 octobre 2021

Notre participation au challenge AZ 2021

 

www.alphabet-oublie.fr

 Pour la première fois de son histoire, l’association « Les jeunes et la généalogie » (J&G) a décidé de participer au Challenge AZ de généalogie initié en 2013 par Sophie BOUDAREL, généalogiste professionnelle, et un des membres fondateurs de Geneatech.

   Pour sa première participation au Challenge AZ, L’association J&G a souhaité qu’elle soit collective et collaborative : ainsi, ce ne sont pas moins de 15 auteurs associés qui rédigeront les 26 articles imposés par ce format et selon le principe suivant :

  Pendant un mois, du lundi au samedi, l’association J&G publiera sur ce blog un article par jour, autour de la généalogie avec les jeunes, en suivant l’ordre de l’alphabet. Jour 1 lettre A, Jour 2 lettre B, Jour 3 lettre C etc. Le dimanche, on fait une pause. En un mois, on publie donc 26 articles, un pour chacune des lettres de l’alphabet.

Le challenge se déroulera du lundi 1er novembre 2021 au mardi 30 novembre 2021

Notez cette date sur votre agenda et en attendant n’hésitez pas à nous retrouver sur :

Notre site : https://www.jeunesetgenealogie.fr/

Notre blog : https://jeunesetgenealogie.blogspot.com/2021/

Les réseaux sociaux : https://www.facebook.com/jeunesgenealogie1/

https://twitter.com/jeuneseetgenea

Vous pourrez retrouver la totalité des articles du Challenge AZ sur l’application Flipboard : https://flipboard.com/@gazetteancetres/challenge-az-j0452jv0zhttps://french-genealogy.typepad.com/.a/6a01156f3ad8b4970c026bdebba0b7200c-600wi