lundi 21 février 2022
dimanche 13 février 2022
La brigade des souvenirs
Trois enfants passionnés par le passé nous emmènent dans leurs recherches. Tania, Alban et Théo décident de trouver une certaine Toinette dont ils ont découvert une lettre au fond d'une boîte rouillée. Ou le destinataire ou un descendant ou encore un membre de la famille... Leur curiosité les entraîne aux archives départementales, au service d'état civil de leur commune ou encore dans un grenier. Ils réussissent finalement à reconstituer l'histoire de cette lettre écrite pendant la première guerre mondiale et même une famille.
Cette nouvelle série BD est agréable à lire, les personnages sont sympathiques, les jeunes héros sont vraiment actuels par leur vocabulaire et leur caractère. Les histoires sont accompagnées de dossier explicatif en fin d'album sur le sujet abordé.
La brigade des souvenirs, de Carbone, Cee Cee Mia et Marko, aux éditions Dupuis
tome 1, la lettre de Toinette, septembre 2021
tome 2, mon île adorée, septembre 2021
Le tome 3 paraîtra durant l'été 2022 et le tome 4 est en cours d'écriture.
mardi 25 janvier 2022
#Genea ou comment je suis tombé dans la généalogie tout petit ! Episode 31
Témoignage de Brice:
Impossible de me rappeler de l’année exacte mais je devais avoir entre 8 et 10 ans. A Noël, j’avais reçu un petit tableau à double face. L’une pour écrire à la craie et l’autre pour y mettre des magnets composés de chiffres et de lettres.
Sur celui à la craie, j’avais fait un petit arbre avec les prénoms de mes parents et de mes grands-parents, je pense que ma mère avait dû rajouter certains arrière-grands-parents. Je me souviens alors avoir posé la question : « qui sont après eux ? ».
Il a donc fallu partir à la chasse aux ancêtres avec un papier et un stylo et récolter les informations auprès des plus anciens. Par chance, j’avais encore à ce moment là des aïeuls qui ont pu me renseigner.
À 15 minutes de chez moi, l’une de mes arrière-grands-mères m’a beaucoup aidé. Approchant pourtant les 90 ans, elle a pu me nommer plusieurs ancêtres et collatéraux qu’elle avait elle-même connus. Nous avons été au cimetière ensemble pour trouver les dates de naissance et de décès, notamment de ses parents et beaux-parents. Elle m’a sorti aussi de nombreuses photographies datant du début du XXème siècle. Je les ai aujourd’hui récupérées.
Un autre arrière-grand-père (que je ne voyais qu’une à deux fois par an parce qu’il habitait dans une autre région) a eu plus de difficultés à se souvenir. Ma grande tante a dû chercher le livret de famille pour retrouver le nom de ses propres parents. À l’époque, j’étais d’ailleurs étonné qu’il ne puisse pas me donner les prénoms de ses propres grands-parents. En réalité, j’ai découvert qu’ils étaient malheureusement tous morts avant sa naissance et qu’il ne pouvait pas alors s’en souvenir.
J’ai terminé ma collecte d’informations en allant chez un arrière-grand-oncle qui m’a aidé à remonter une autre branche.
Mon tout premier arbre était né. Pour éviter de le perdre, j’en avais fait plusieurs copies, j’en ai gardé plusieurs. Sur l’une des copies, ma petite sœur avait fait un dessin au dos. À l’époque, je n’étais pas content mais aujourd’hui, c’est un souvenir qui s’intègre à mes premiers arbres.
Plusieurs années sont passées sans pouvoir remonter plus loin. J’ai laissé cette passion un peu de côté. C’est à l’âge de 16 ans que j’ai demandé mon premier acte d’état civil. C’était dans mon village d’enfance, je savais qu'un de mes arrière-grands-pères y était décédé. La secrétaire de mairie n’a pas rechigné à me délivrer l’acte puisqu’elle me connaissait bien. Dans une autre commune, la demande a été plus compliquée, la secrétaire de mairie s’étonnant que je vienne demander un acte d’état civil et me stipulant que je n’avais pas le droit de l’avoir (peut être à cause de mon jeune âge), j’ai dû aller chercher de l’aide auprès de ma grand-mère pour l’obtenir.
À partir de mes 18 ans, j’ai pu aller dans différentes mairies tout seul. À 19 ans, je me suis acheté un guide de généalogie qui m’a permis de comprendre le fonctionnement des archives et de les fréquenter. Petit à petit, j’ai découvert de nouveaux ancêtres. Mais devenu adulte, je me suis éloigné des régions où mes ancêtres vivaient, mes recherches stagnaient. Heureusement, quelques années plus tard, la mise en ligne des archives sur Internet m’a permis d’avancer plus vite.
Aujourd’hui, mon arbre généalogique atteint 9 à 14 générations. Toujours passionné par la généalogie, j'approfondis l’histoire de ma famille quand je vais chez mon grand-père (qui a atteint l’âge de sa mère au moment où je l’avais interrogé il y a presque 30 ans). Je travaille avec différentes sources (comme les photographies de famille, des actes notariés, des vieux outils et bien entendu la mémoire orale). Elles enrichissent ma base de données au-delà de simples noms et prénoms.
jeudi 13 janvier 2022
mardi 30 novembre 2021
Z comme Z’auteurs associés (ou Zoom sur les z’auteurs associés)
Pour sa première participation au Challenge AZ, l’association ‘Les jeunes et la généalogie’ a souhaité qu’elle soit collective et collaborative : ainsi, ce ne sont pas moins de 16 z’auteurs associés qui ont rédigé les 26 articles ! Comment cette coopération efficace a-t-elle été possible ?
Phase 1 : l’organisation
Grâce à l’expérience de plusieurs de ses membres, l’association décide de participer au Challenge AZ 2021 dès l’assemblée générale en février, avec plusieurs objectifs : présenter les actions et les spécificités de l’association (ce sera notre fil conducteur), participer à un défi d’écriture convivial, sauvegarder les articles en dehors de nos blog et site, augmenter la visibilité de l’association.
Jean-Marc se propose pour coordonner le projet avec méthode et souplesse : il mène l’organisation de main de maître avec un calendrier indicatif, des fiches de présentation/de collecte des idées (abécédaire)/de compilation/de synthèse, des réunions zoom d’étape/de concertation.
Phase 2 : la rédaction
Un « remue-méninges » très efficace apporte un véritable foisonnement d’idées d’articles : des adhérents en soumettent plusieurs dizaines ! Ainsi, la lettre A – réputée « facile » - recueille pas moins de 23 idées, qui se recoupent en partie. Aucune lettre n’est laissée de côté, même si la lettre W – réputée « difficile » quant à elle - obtient 2 propositions seulement.
Ensuite, en réunion zoom, les z’auteurs associés expliquent leurs idées, ou bien fournissent un argumentaire en amont, et le choix des articles s’effectue au fil de la discussion.
De mi-avril à septembre, les z’auteurs associés rédigent librement, individuellement et progressivement les articles qui sont ensuite relus. Les relecteurs ne sont pas des censeurs ; si besoin, ils apportent des corrections mineures de forme.
Phase 3 : la diffusion
Pour la diffusion des articles, une boucle de communication est mise en place : centralisation des articles, relecture, lien avec Geneatech, publication de chaque article sur le blog, publication du résumé des articles sur nos différents supports de communication. La diffusion mobilise tous nos responsables de médias.
Un grand merci à tous les z’auteurs associés et à tous les membres impliqués dans la diffusion !
Et, ce n’est pas le zoom de fin !
La généalogie à l’école en est à ses débuts et la généalogie avec les jeunes est promise à un grand avenir, car la question « D’où je viens ? » reste essentielle et fondatrice pour les jeunes.
Alors, visitez notre site et notre blog ! Venez échanger avec nous sur les réseaux sociaux ou lors des salons … et nous rejoindre !
Bonne lecture et à bientôt !
lundi 29 novembre 2021
Y comme la médiathèque Yourcenar
Mars 2020, en préambule du Salon de généalogie de la Mairie de Paris XV : : deux adhérents de l’association J&G animent un atelier de généalogie avec les jeunes à la médiathèque Marguerite Yourcenar dans le 15ème arrondissement de Paris……Un article de François.
Mars 2020 bibliothèque Marguerite Yourcenar à Paris 15ème , Evelyne et moi allons animer un atelier de généalogie avec les jeunes dans cette immense lieu de culture dont un étage est réservé aux enfants.
Beaucoup d’enfants de tous âges, certains accompagnés de leurs parents pour les plus, participent à cet atelier que nous avons préparé.Au programme, nous allons à la recherche d’un jeune habitant du XVe arrondissement de Paris : Jacques BAUDRY.
Mais qui était Jacques BAUDRY ? Notre enquête débute par la découverte d’une rue dénommée rue Jacques BAUDRY et d’une plaque apposée sur la façade du 247 rue de Vaugirard dans ce même XVe arrondissement de Paris.
A partir de ces quelques éléments nous allons découvrir la famille de Jacques BAUDRY grâce à la base des médaillés de la résistance accessible sur le site mémoire des hommes, qui nous permet de trouver sa date de naissance. Puis le registre des décès de 1943 va nous apprendre les noms et prénoms de ses parents. Grâce à la fiche matricule du père de Jacques BAUDRY et après avoir fait quelques hypothèses pour nos recherches, nous allons commencer notre enquête et aboutir à un début d’arbre généalogique sur 3 générations.
Mais nous ne disposons que de 2 heures avec les enfants qui posent des questions, déchiffrent les documents que nous leur proposons et répondent aux questions (Que savons-nous du défunt ? Etait-il marié ? Quel âge avait-il lors de son décès ?). Alors nous proposons à nos petits enquêteurs d’autres pistes pour une future recherche : recensements, listes électorales, fiches-matricules.
Mais bien sûr cette recherche est trop compliquée pour les plus petits. Alors nous proposons des jeux (mots croisés, mots mêlés) et une histoire dans laquelle une famille recomposée intervient. Au cours du récit nous faisons placer aux enfants les images de papa, maman, du nouveau compagnon de maman, papy et mamie, des enfants de papa et maman et d’aussi de maman et son nouveau compagnon.
Une journée bien remplie !
samedi 27 novembre 2021
X comme naissance sous X
Qu’il est douloureux cet X ! Nathalie adhérente de notre association J&G nous emmène à la recherche de cet inconnu qui bloque bien des généalogies et suscite toujours de multiples interrogations...
Les enfants nés sous X cherchent souvent leurs parents biologiques pour des raisons personnelles à chacun dont l'envie de figurer sur un arbre généalogique autre que celui de la famille adoptive, quand elle existe. La France est l'un des derniers pays où se pratique l'accouchement sous X. Certains "X" tentent de faire entendre leur voix en interpellant élus et candidats afin d'étendre les droits de l'enfant qui, devenu majeur, pourrait consulter un dossier avec notamment coordonnées de la mère et antécédents de santé familiaux.
Internet fourmille d'exemples concrets et émouvants sur cette quête d'origine, parfois désespérée: site de la bouteille à la mer, article de journal sur Marie-Pia, entre autres...


