mardi 13 mars 2018

#Genealogix ou comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! Episode 6


Yann, 15 ans, se lance tel un professionnel dans la généalogie, guidé par le besoin de rassembler sa famille autour de lui

Le besoin de connaître ses origines
   Tout jeune, Yann qui vit dans un village du Morbihan où les enfants sont entourés de leur famille proche mais aussi des cousins, des oncles, des tantes et grands-parents, s’aperçoit que pour lui ce n’est pas pareil. Il est vrai qu’il est difficile de dire de quelle région la famille est originaire parce que celle-ci bouge depuis au moins 3 / 4 générations ; ses proches sont dispersés et vivent en Bretagne, en Ile-de-France et dans d’autres régions. 
   Alors, quand son frère qui vivait alors dans le Finistère rentre un jour, avec en main les copies des actes de naissance de leur arrière-grand-père, de son père et de son grand-père, c’est pour Yann une véritable révélation. Il est donc possible de chercher et de trouver qui ils étaient et comment ils vivaient !
L’apprenti généalogiste
   Enthousiasmé par ces premières découvertes, le jeune Yann ne compte pas en rester là. Il questionne la famille en particulier sa grand-tante et son grand-oncle. Il analyse les photos de famille et note les noms des ancêtres et proches photographiés. Il envoie des courriers aux mairies qui lui demandent de faire des recherches sur place. Il n’habite pas dans la région donc il lui faudra patienter.
   En attendant, il s’entraîne et à partir de livres et dictionnaires, il reconstitue les généalogies des rois de France qu’il dessine sur de grandes feuilles de papier.
15 ans, les premières recherches dans les sources
   Enfin, à l’occasion de vacances chez ses grands-parents maternels, il réussit à convaincre sa sœur de l’accompagner à la mairie de Plouha dans les Côtes-d’Armor. Il a alors 15 ans et se lance corps et âme dans ses recherches.
   Dès le départ, Yann apprend qu’il est important de collecter les informations orales mais qu’il faut toujours vérifier ses sources. Sa grand-tante qui lui a fourni tant d’informations et anecdotes précieuses a aussi inversé les lieux de naissance de ses grands-parents… Une leçon qui sera précieuse pour Yann.
Quand la passion devient métier
   L’histoire le passionne, il se destine à devenir professeur mais Yann est plus intéressé par ses recherches généalogiques que sa préparation au concours. A la fac, il développe des macros Excel et Word pour informatiser sa généalogie. L’été, il commence son travail d’étudiant à 5 heures du matin et consacre ses après-midi aux recherches en mairie … tout en préparant son mémoire de maîtrise. C’est en mairie qu’il tombe sur les coordonnées du Centre Généalogique des Côtes-d’Armor auquel il s’empresse d’adhérer. Il propose rapidement son aide pour la saisie puis le dépouillement des registres paroissiaux. Et c’est tout naturellement en cherchant sur internet des informations sur la carte de Cassini qu’il trouve son premier emploi au CDIP, éditeur d’un cd-rom des cartes si souvent utilisées par les généalogistes.
La généalogie pour s’ouvrir aux autres
   Yann pense qu’il faut inciter les jeunes à faire de la généalogie parce que cela facilite l’échange avec les proches tant qu’ils sont encore là. La généalogie l’a aussi amené à voyager au gré des pérégrinations de ses ancêtres, à rencontrer des personnes de milieux différents et à se faire des amis.
   Pour Yann la généalogie n’est pas qu’un travail personnel derrière un écran, c’est grâce à l’entraide et au partage des travaux avec les autres que l’on progresse. Son engagement associatif en est la preuve.
   C’est toujours ce besoin de partage qui l’anime lorsqu’il écrit des guides de généalogie.
La généalogie plus que jamais
   Aujourd’hui, Yann Guillerm continue sa carrière professionnelle comme responsable des médias sociaux pour un site de généalogie. A titre personnel, Yann a toujours plein de projets :
·         Il explore d’autres archives pour étoffer sa généalogie et lui permettre d’en découvrir plus sur la vie de ses ancêtres : les dossiers de personnel SNCF de ses arrière-grands-pères, le dossier de bagnard d’un aïeul, les recensements de population pour comprendre les migrations de sa famille, les dossiers de résistants de son grand-père et de ses frères, ou encore l’inventaire immobilier détaillé de la boucherie d’un ancêtre et les plans de Paimpol à la Révolution…
·         Après avoir fait le relevé des registres paroissiaux de Plouha de 1580 à 1792, il souhaite reconstituer l’histoire des familles de ce village.
·         Il a à cœur aussi de rencontrer des cousins proches découverts en faisant sa généalogie descendante.

Appel à témoignages : #Genealogix

   Et vous, avez-vous attrapé le virus de la généalogie en culottes courtes ? Si comme un certain Gaulois d’Armorique vous êtes tombé dans la marmite tout petit, racontez-nous vos débuts en généalogie.
   Le 12 de chaque mois, nous publierons un récit dans la rubrique « comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! »
Nous contacter et nous faire part de votre témoignage : lesjeunesetlagenealogie@gmail.com

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